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dimanche 13 juillet 2014

Terres du Son 2014 - Jour 2

Les festivals ne seraient rien sans le public, cette évidence qui n'est pas toujours inutile de rappeler, est évidemment valable pour Terres du Son. Hier, les organisateurs s'attendaient à battre le record de festivaliers sur une seule journée, vu la foule immense et compacte, présente notamment pour le concert de -M-, nous pouvons nous avancer sans avoir les chiffres exacts (Je n'ai pas réussi à comptabiliser au delà de 4327 présents) en disant que ce fut fait.


Prendre le temps d'observer le public en festival est une chose amusante. Prenons l'exemple de ce samedi à Terres du Son. Ce festival par sa programmation variée attire un public complètement différent entre les jeunes adeptes du camping et plus toujours très frais en ce samedi, les familles venues profiter de leur après-midi, les groupies attendant impatiemment leur idole... 

 
Hier je me suis donc amusé une bonne partie de la journée à me balader sur la plaine pour regarder les festivaliers, les prendre en photos, discuter avec eux... Est-ce l'effet de l'appareil photos, mais ce public est adorable et aime facilement échanger deux ou trois mots, raconter une ou deux blagues avant de continuer sa route. C'est drôle et cela m'amuse d'autant plus que dans ces moments, je les imagine faire la même chose dans leur quotidien, en pleine rue, notamment pour ceux qui sont déguisés. Observer ce public de Terres du Son mériterait une analyse sociologique à elle seule, tellement les rencontres possibles sont infinies et différentes, mais ce n'est pas l'objet de ce billet.


Pour observer les festivaliers, je vous le conseille, la file d'attente des toilettes est l'endroit parfait. Certes c'est pas très glamour mais pourtant, ce lieu est propice à l'analyse, notamment lors des prises d'assaut des fins de concerts. Posez-vous et admirez les festivaliers arriver face à cette longue file d'attente. Le premier amusement vient rapidement en voyant les têtes se décomposer quand ils découvrent l'attente (notamment pour celles et ceux dont l'envie est devenue trop pressante), il y a ceux venus en groupes qui en profitent pour faire les malins, les râleurs qui pestent parce que ça n'avance pas, les petits futés qui trouvent toujours le prétexte pour gratter quelques places... 


La file d'attente des toilettes est également un lieu propice (sans jeux de mots) aux rencontres. Ça rigole, ça échange sur l'attente ("Ils devraient en mettre plus", "ça avance encore moins vite qu'hier", "Ah tiens et sinon vous avez vu X sur scène, c'est un tueur sérieux", "Oh Sarah tiens t'es là toi aussi, tu viens qu'aujourd'hui ou tu restes les 3 jours ?"...). Comment ne pas s'amuser également en regardant les dragueurs tenter une approche auprès de la gent féminine, qui est bien souvent plus préoccupée par la pression exercée dans le bas-ventre qu'aux vers de ces chers festivaliers. 


Les toilettes des festivals sont également un moment de camaraderie et de rigolade. Désolé, mesdemoiselles et mesdames, je vais aborder ici uniquement l'espace urinoir des messieurs. Car oui, cet espace réservé aux mâles, constitué d'une gouttière légèrement en pente favorise apparemment la promiscuité et la "déconnade" grâce à ce système ingénieux qui interpelle les braves messieurs (dont la réflexion est déjà souvent aidée par quelques bières précédemment avalées) : "Non mais ils récupèrent l'urine, t'as vu ?", "ça va dans les bassines et il y a des tuyaux pour la retraiter". (Traduction personnelle, le festivalier employant plus facilement le mot "pisse"). Les festivaliers n'hésitent pas non plus à se montrer solidaires sur l'utilisation de ce charmant lieu de passage : "Mets toi sur la gauche, sinon vu que c'est en pente, tu as toute l'urine (mot traduit par la rédaction) qui coule vers toi". Merci du conseil, je saurai m'en rappeler. 

Festivalier en pleine investigation des toilettes.

Bon, je digresse sur les toilettes, mais c'est bien du public que je voulais vous parler dans cette chronique du deuxième jour. Le public est donc multiple mais à la fois unique quand un artiste réussi à le transporter sur sa musique. Il est adorable de regarder tout ce monde perdre son libre-arbitre face aux artistes qui pourraient leur demander n'importe quoi. "Levez les mains", "on se met accroupi", "je veux voir tout le monde sauter, crier", et j'en passe. Et c'est en ça que les festivals comme Terres du Son sont bienfaiteurs : ils décloisonnent le monde. A l'inverse des concerts classiques ils ont cette propension à rassembler tous les types de populations : petits, grands, cadres, employés, étudiants... et dans ce laps de temps où toutes les mains sont levées (ou autre moment de foule), il n'y a plus aucune différence entre tous. 


Et hier, les artistes étaient nombreux à transcender la foule : De Barcella à -M- en passant par Ben l'oncle Soul et la fin de soirée dansante avec Fakear, Grammatik ou Systema Solar, les festivaliers ont réellement pu bouger, se déhancher, suer tous ensemble comme si ils n'étaient qu'un. Décidément c'est vraiment chouette un festival.

1 commentaires

Eric Caillé 16:30:00

Je m'incline !

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