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mercredi 2 juillet 2014

Rayons Frais : Débuts sur vent de fronde des intermittents

Rayons Frais, le Festival des arts de la rue a débuté aujourd'hui à Tours sur vent de fronde des intermittents. En effet, les compagnies présentes sur le festival se sont réunies en assemblée générale ce matin et ont lancé un préavis de grève pour le vendredi 04 Juillet, ce qui annule les représentations prévues initialement ce jour-là. 


A l'instar de ce qui se passe un peu partout en France, la biennale Rayons Frais se voit touchée par le mouvement des intermittents contre la réforme du chômage, entrée en application depuis le 1er juillet 2014. Afin de faire entendre leur message, en plus de la grève décidée, les compagnies débutent leurs spectacles par une explication de leurs revendications au public. "Contrairement à ce qu'on entend dans les médias, nous ne nous battons pas pour défendre notre pré carré car la réforme du chômage est une réforme qui touche tous les précaires. C'est pour sauver le régime de solidarité en vigueur depuis la Libération que nous nous battons", explique un artiste.

La grève ? Un acte difficile et violent 

Même son de cloche du côté de la Ktha compagnie qui se produisait pas moins de six fois aujourd'hui. Avant chaque spectacle les membres de la compagnie parlent ainsi au public pendant 5 minutes pour expliquer la lutte des intermittents contre "les dangers de ce qui arrive". Un danger qui selon eux "va avoir des répercussions graves, pour la culture mais pas seulement. Ce sont 5 millions de chômeurs qui voient leurs droits se réduire. Pourquoi faire grève ? Parce que c'est la manière la plus forte que nous avons de nous faire entendre. C'est un acte difficile et violent mais nous devons le faire", répond l'un d'entre eux à un spectateur.

Du côté de l'organisation de Rayons Frais, contactée en début d'après-midi celle-ci attendait de recevoir le communiqué officiel des compagnies avant de commenter cette grève. Pour autant, l'attachée de presse rappelait que le festival s'était engagé il y a quelques jours en soutenant ouvertement les revendications des intermittents et qu'il leur laissait la possibilité de communiquer leur lutte au public lors de leurs représentations.

Vendredi, les fauteuils du public devraient rester vides.

Sur les terres de Jean-Patrick Gille 

Nicolas, metteur en scène de la Ktha Compagnie confirme par ailleurs la bonne volonté des organisateurs "On est désolé pour le festival, surtout qu'ils font un vrai travail avec les compagnies tout au long de l'année. Notre choix s'inscrit dans un mouvement national à travers lequel on se bat tous pour que ce genre d’événements continue d'exister justement. Après, nous n'oublions pas que nous sommes sur les terres de Jean-Patrick Gille, le médiateur nommé par le gouvernement sur ce dossier. Cette grève a ainsi un côté symbolique, oui". Un médiateur qu'il juge comme une personne "plutôt bien informée et au regard intelligent sur ce dossier, mais qui soutient ce gouvernement qui nous impose cette mauvaise réforme."

D'ici vendredi, les membres de la Ktha Compagnie, continueront de produire leurs deux spectacles, dont "est-ce que le monde sait qu'il me parle?", une critique drôle de la société dans laquelle les acteurs renvoient le spectateur à des questionnements sociétaux et politiques comme le formatage de la population par la publicité ou le marketing,  le matraquage des messages politiques et médiatiques... Un spectacle malgré tout non moralisateur qui touche le public en le renvoyant à ses propres expériences personnelles. Un message critique, qui se fond finalement parfaitement avec les questionnements actuels des intermittents du spectacle.

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