Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Sur Facebook

Sur Twitter

Sur Flickr

Abonnés

De mes p'tites mains

De mes p'tites mains
Blog création à découvrir

Ils en parlent

vendredi 28 mars 2014

Municipales à Tours : A droite, entre intox et séduction du vote FN

Depuis dimanche dernier, ennivrée par sa victoire surprise au premier tour, la liste de droite conduite par Serge Babary a retrouvé un second souffle. Le moral gonflé la droite bombe ainsi le torse, en orchestrant sa campagne de deuxième tour sur deux axes : Les attaques sur la gauche et la séduction de l'électorat du Front National.

Réunion de Tours Ensemble : Dynamisme et renouveau ?

Attaques à tout va sur Jean Germain

Après une campagne de premier tour plutôt mollassonne et pendant laquelle on a pu se demander si le candidat Babary ne se représentait à la CCI plutôt qu'à la Mairie, les colistiers de "Tours Ensemble" ne ratent désormais pas une occasion de passer à l'offensive entre intox et petites phrases assassines. Sonnée, la gauche a depuis réagi et est passée à la contre-offensive via un tract reprenant et dénonçant une à une les attaques de la liste adverse. Un jeu de dupe de circonstance en période électorale, dans lequel il faut reconnaitre à la droite un coup d'avance en obligeant la gauche à lui répondre. 

Cependant, en regardant de près, on en arrive à y voir beaucoup de malhonnêteté dans les attaques ciblées de la droite : 

Les attaques sur le cumul des mandats étaient prévisibles et seraient honnêtes si la droite était elle même contre ce cumul. De plus à ce petit jeu, Jean Germain a clarifié sa situation en annonçant que lorsque la loi entrera en vigueur en 2017, il restera maire. En revanche, Serge Babary n'a jamais dit qu'il démissionnerait de son poste de conseiller général. 

Un des arguments électoraux de la droite vise l'usure du pouvoir et le besoin de renouveau à Tours. Soit, par contre Serge Babary rappelle souvent la grandeur des années Royer en opposition aux années Germain...  En gros pour démontrer que 18 de mairie c'est trop on ressort un maire qui est resté 37 années au pouvoir. Un maire dont Serge Babary était lui même adjoint entre 1989 et 1995 lors de son dernier mandat. Cela pose également la question du renouveau...

Autre argument de la droite : un maire éloigné des préoccupations des tourangeaux. Là encore, plutôt cocasse quand dans le même temps, la droite martèle les mots rayonnement, attractivité... bref des mots qui parlent à n'en pas douter aux classes populaires. 

Autre cheval de bataille : La dette. Drôle d'argument dans la mesure où si il y a un point où tout le monde s'accorde, c'est la réduction de la dette depuis 1995. 

 
L'appel à l'électorat du Front National 

L'appel incessant aux électeurs du Front National démontre en parallèle une fébrilité, un doute car même avec un maire amoindri par le score du premier tour, la partie est loin d'être gagnée, la faute à cette triangulaire et la présence du FN de Gilles Godefroy. Pourtant l'UMP a tout fait pour draguer ces électeurs depuis des mois, martelant à chaque réunion que "voter FN c'est voter socialiste", en martelant des discours sur la vidéosurveillance, sur le tout sécurité... 

Rien y a fait, le constat est là, le FN a gardé ses électeurs, pire son score est supérieur à celui de Marine Le Pen a la Présidentielle de 2012 (12,93 % contre 11,60 % en 2012) et aura donc des conseillers municipaux. 

Cet appel incessant a repris de plus belle cette semaine, car même si elle bombe le torse, même si elle se montre publiquement sûre d'elle, en coulisses la droite sait par ailleurs, que cette impression de déferlante bleue n'est qu'un leurre, que son score de dimanche dernier ne montre pas un ralliement massif des tourangeaux. Avec un peu plus de 36,43 % des voix, la droite a simplement fait un score correct qui lui permet d'arriver en tête, mais qui s’explique surtout parce qu'elle est partie unie, sous une seule liste. 

En 2008 les scores de la droite étaient déjà sur les mêmes bases, puisque ceux cumulés de Guillaume Peltier et de Renaud Donnedieu de Vabres donnaient à la droite un total de 36,19 % des voix au premier tour. En terme de voix, la droite perd même des électeurs puisqu'en 2008 les listes de droite avaient recueilli 15645 voix contre "seulement" 14472 dimanche dernier pour la liste Babary...

Le plein des voix a été fait au premier tour et sans réserve possible sur son électorat de base, on comprend aisément que la liste Babary n'a plus d'autres choix que de compter sur la défiance des tourangeaux envers Jean Germain tout en tentant de récupérer un peu de voix au Front National.

3 commentaires

Anonyme

Je ne suis pas entièrement d'accord sur votre analyse de la réduction de la dette, en effet une partie de la dette causée par les invertissements de la ville de Tours est supportée par la communauté d'agglomération Tours plus et non Tours elle-même, concrètement on cache la poussière dans un autre tiroir mais ça ne rend pas la pièce plus propre. Le SITCAT par exemple a été dissout et incorporé dans Tours plus au 1er Janvier 2014, et c'est le SITCAT qui avait sorti le chéquier pour les centaines de millions d'euros du tram. En réalité, la dette a donc largement augmenté et dépasse les 2000€ par habitant.

Anonyme

Les transports publics ne sont pas financés par la taxe sur les ménages ! La principale recette est la Versement Transport (taxe sur les entreprises).

Anonyme

Concernant le cumul des mandats, vous faites état up que Serge Babary n'a pas parlé de démission de son poste de conseiller général. Cela est normal, puisque le récent ré découpage des cantons fait disparaître celui pour lequel Serge Babary à été élu conseiller municipal! Restons objectif quant aux points de vue et analyses que nous proposons.

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Stats