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vendredi 18 octobre 2013

Michelin : les syndicats jouent l'apaisement

Face à la fermeté de la direction de Michelin qui ne s'est pas présentée à la réunion de négociations prévue ce matin, les syndicats ont décidé de jouer la carte de l'apaisement. En milieu de journée, ils ont proposé à l'assemblée générale des salariés, le déblocage de l'usine. La mesure a été adoptée. Le déblocage du site se fera dimanche et le travail reprendra lundi matin à 5h.  Jusque là, l'usine est complètement à l'arrêt et les salariés qui devaient travailler ce week-end seront payés malgré la fermeture du site.

Plus tôt dans la matinée, la situation s'était tendue. La base ayant appris l'ajournement de la négociation avait pris de court les syndicats en expulsant les cadres et les chefs de l'usine. Ils avaient également rallumés les feux de pneus éteints la veille. La direction avait par ailleurs mis la pression sur les salariés en leur annonçant qu'elle allait faire appel au juge des référés afin d'envoyer les forces de l'ordre débloquer l'usine mardi prochain.

Face à l'enlisement de la situation, les syndicats ont donc décidé de "faire un pas en avant" selon Olivier C. (délégué SUD) et Claude Guillon (CGT) qui espèrent qu'avec ce geste, les négociations avancent enfin. Olivier C. prévient également qu'il y aura de nouvelles actions si la direction ne fait pas d'avancées de son côté. La direction a pris acte du déblocage et a décidé de revenir à la table des négociations lundi matin. 

Si cette décision a été approuvée par la majorité de l'assemblée générale, la situation reste confuse pour les salariés, l'abattement était visible aujourd'hui sur les visages. Certaines voix discordantes regrettaient cette levée du blocus, craignant n'avoir plus de moyens de pression face à la direction. 

Mais pour la majorité des salariés, "le syndrome Poitiers" est fortement présent dans les têtes et tous ont peur d'un bis-repetita. Ils justifient ainsi le déblocage en expliquant que lors de la fermeture du site de Poitiers en 2006, malgré un blocage et des actions fortes pendant plusieurs semaines, la direction n'avait pas cédé à la pression. En conséquence de quoi, les négociations n'avaient pas abouties et les salariés n'avaient touchés que le minimum légal.

Antoine Salguero, délégué central SUD reconnaissait que c'était une mauvaise journée et que les salariés avaient pris un coup au moral. Il poursuivait ses propos de la sorte : "Dès lundi on repart au combat, c'est loin d'être terminé."

1 commentaires

Anonyme

C'est une grave erreur, il n'y à qu'à voir la tension ce matin entre les collégues. La direction a gangé. on aura que des miettes

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