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mardi 8 octobre 2013

Michelin : La tension monte à Joué-lès-Tours

[EDIT le 09/10] Ce matin, l'usine a été de nouveau bloquée dès 5h du matin. Les Bibs ont par la suite, de nouveau bloqué le périphérique dans l'unique but de faire bouger la direction qui refuse d'organiser une réunion de négociations ces prochains jours. Pour le moment, les salariés occupent l'usine. (plus d'infos sur la NR)

[Reprise du reportage sur la journée de mobilisation du mardi 07 octobre]

Les salariés de Michelin Joué-lès-Tours se sont de nouveau mobilisés aujourd'hui. L'intersyndicale avait annoncé une grosse journée de mobilisation en marge du CCE (comité central d'entreprise) et de l'ouverture des négociations du volet social. 


Dès 1h du matin, l'usine était mise à l'arrêt, puis à 8h du matin, environ 1000 personnes se sont rassemblées sur le parking de l'usine. Parmi les présents, les ouvriers évidemment, mais aussi leurs familles, des délégations des sites de Roanne, Clermont-Ferrand, Macon ou encore La Roche sur Yon, des retraités venus soutenir leurs anciens collègues... 



Dès le début du rassemblement, l'ambiance se sent plus électrique que lors de la manifestation de septembre. Plus électrique et plus bruyante également, les salariés ayant décidé de se faire entendre par tous les moyens.


C'est ainsi que le cortège s'étira dans les rues de Joué-lès-Tours, sous les applaudissements de quelques riverains à leurs fenêtres. 


L'un des objectifs étant de médiatiser le rassemblement, une fois dans le centre ville les salariés défilent sur les rails du tramway, bloquant son fonctionnement pendant une demi-heure environ.






Signe que la colère est de moins en moins contenue, les slogans se montrent plus virulents également. Tout au long de la marche, les "Michelin Assassins" ou encore "Michelin Enculés" fusent au milieu des chants traditionnels. 




Le ton monte également chez les délégués syndicaux à l'instar du discours d'Olivier C.(délégué Sud) : "Si Michelin ne lâche pas, on foutera le bordel. Pour l'instant on négocie, car on a en tête l'exemple de Poitiers où chaque partie est restée arc-boutée sur ses positions et au final les salariés se sont fait avoir. Mais là nous sommes à un tournant dans les discussions avec la direction et s'ils ne font pas d'efforts on durcira le mouvement". Un discours repris par Claude Guyon, le délégué CGT qui rappelle que "c'est le début du combat".



Après la pause méridienne passée autour de l'espace Clos-Neuf (où se déroulaient les réunions avec la direction) afin de maintenir la pression, la deuxième partie de la mobilisation va prendre une tournure plus radicale. A 14h30, les salariés décident d'entrer dans la salle de négociations pour que la direction leur parle directement. Après un bref moment de bousculade avec les vigiles, les Bibs réussissent à rentrer dans les locaux tandis que les personnels de la direction de Michelin s'enfuient par une porte arrière, mettant fin ainsi aux négociations prévues dans l'après-midi. 



Les salariés ayant investi la salle de réunion

La conséquence de cet ajournement va être la décision d'une nouvelle manifestation en direction de l'usine. Alors que la foule est à peine moins nombreuse que le matin, le cortège s'ébranle de nouveau en direction du centre-ville de Joué-lès-Tours, bloquant au passage une nouvelle fois le tramway et la circulation.

Le tramway bloqué dans l'après midi
A l'approche de l'usine, les salariés décident de poursuivre la manifestation sur le périphérique afin d'obtenir une médiatisation conséquente de leur journée d'action. Pendant une heure et demie, ils occupent ainsi le bitume bloquant les deux sens du périphérique. 





A noter que les automobilistes coincés furent pour la grande majorité conciliants avec les Bibs, avec des klaxons de soutien ou des gestes de sympathie en direction des manifestants.
Automobiliste bloquée soutenant les Bibs
La journée se termine sur le parking de l'usine où réunis en assemblée générale, les salariés décident de poursuivre la grève, non sans avoir brulé le bibendum qui posait fièrement à l'entrée de l'usine. Un signe que la colère et la contestation ont grimpé d'un cran dans le rang des salariés





PS : D'autres photos à voir sur le site de Solidaires.


7 commentaires

gael detoutderien 23:23:00

très bon reportage !

Matfanus 23:29:00

merci aussi ici ;-)

macaju37 23:36:00

Bon reportage,comme d'hab!!!

Matfanus 23:48:00

merci :-)

Un bib

Merci de suivre et parler régulièrement de notre sort.

Anonyme

Dommage que certains salariés se sont saoulés pendant cette manif. et ont foutu le bordel et surtout un qui a même fini par se foutre la gueule en l'air tout seul.Vous voyez de qui je parle. Autrement ca c'est bien passé.

Matfanus 18:01:00

@Un Bib : merci

@Anonyme : C'est vrai, mais c'est resté très très marginal et finalement très anecdotique

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