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Mame : un patrimoine tourangeau

Retour sur la saga Mame à Tours...

Le Magasin Général

Dossier spécial sur le Magasin Général des matières de Saint-Pierre des Corps.

lundi 30 avril 2012

Quizz histoire et patrimoine : C'est quoi ça ? #1

[MAJ en fin de billet avec la réponse]

Vu que c'est la saison des quizz et autres défis sur les blogs de Touraine, voici donc mon petit jeu devinette à moi. 

Amis curieux et férus d'histoire et de patrimoine, pouvez vous me dire quel est le bâtiment sur cette photo que m'a gentiment envoyé le camarade dessinateur Azo


Allez, c'est pas trop dur, seul l'angle de vue peut éventuellement vous perturber.

Réponse : 

Ludo et Catherine ont répondu correctement, il s'agit effectivement de l'ancien Hôtel de Ville de Tours, devenu par la suite la bibliothèque municipale. 

Ce bâtiment fut construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle après le percement de la route d'Espagne (Tranchée, rue Nationale, Avenue Grammont). La volonté était alors de créer une place symétrique, voulue comme une entrée majestueuse de la ville. A l'angle Est de la rue Nationale (alors rue Royale), s'élevait le musée des Beaux-Arts. Pour l'anecdote, ce bâtiment n'ouvrit ses portes qu'en 1828 suite aux protestations des moines de l'abbaye Saint-Julien. Le bâtiment à l'Ouest, celui qui nous intéresse ici, fut achevé en 1786 et devint l'Hôtel de Ville. Il occupa cette fonction jusqu'en 1904 et l'inauguration du nouveau palais municipal imaginé par Victor Laloux. Durant ces cent dix huit années il accueillit une quarantaine de maires.

Suite à ce déclassement, le bâtiment fut transformé en bibliothèque à partir de 1907. Bibliothèque qui se trouvait jusque là dans l'hôtel Papion du Château qui fut détruit pour permettre la construction du nouvel Hôtel de Ville...

L'histoire de ce bâtiment prit fin le 19 juin 1940 dans l'incendie qui ravagea une grande partie des quartiers anciens de la ville. L'histoire de cet incendie est raconté dans ce très intéressant lien pdf. 

La Bibliothèque incendiée, vue de la rue Nationale

dimanche 29 avril 2012

L'entre-deux tours

C'est indéniable et comme le prouve la photo ci-dessous, l'atmosphère de cet entre-deux tours est sombre, maussade. Avec un peu de familiarité on pourrait même dire qu'elle est pourrie. Vivement les beaux jours !



Enquête d'opinion réalisée en partenariat avec l'institut "de mes p'tites mains..."

samedi 28 avril 2012

TVB, La journée des champions de France 2012

Samedi dernier, le Tours Volley Ball a remporté son troisième titre de champions de France. Au terme d'une finale dominée du début à la fin et remportée 3-0 face à Poitiers, le TVB a ainsi étoffé son palmarès et renforcé un peu plus son leadership sur le sport professionnel tourangeau.

Sur son site internet, le club propose de revivre le jour de la finale du côté des joueurs avec cette belle vidéo d'une vingtaine de minutes :


vendredi 27 avril 2012

Le PS tourangeau en ordre de marche

Hier soir, à la salle des fêtes de Sainte-Radegonde, le PS tourangeau organisait sa première réunion pour le deuxième tour. Face à une assemblée fournie d'une grosse centaine de personnes, les élus locaux socialistes mais aussi ceux d'Europe Ecologie Les Verts, du Parti Radical de Gauche et de Cap 21 ont tenu à rappeler aux militants présents l'importance de rester mobiliser jusqu'au 06 mai prochain. 

L'essentiel de cette réunion était de montrer l'union de la gauche en ce second tour, avec les élus des différents partis qui se sont succédés au micro. En revanche le Front de Gauche, que les socialistes avaient rencontré dans l'après midi n'était pas représenté. Les membres de celui-ci préférant mener la campagne contre Sarkozy de leur côté, ne souhaitant sûrement pas paraitre trop proche du PS en vue des Législatives.

Cette réunion qui avait l'air d'une "réunion de famille" comme le mentionne l'article NR du jour, a eu son lot de petites phrases ironiques comme les deux suivantes : 
  •  "On entend dire Hollande n’a jamais été ministre, mais combien n’auraient pas du l’être." (Jean Germain) 
  • "Depuis dimanche, Sarkozy est devenu le ventriloque du FN" (Jean-Patrick Gille)
Quoiqu'il en soit, dans la salle on devinait un moral au beau fixe chez les sympathisants et militants, tous croient en la victoire et ne voient que des "signaux positifs" après le premier tour. Une bonne ambiance que n'a pas manqué de relever Jean Germain, même si ce dernier a appelé à rester prudent parce que "chaque voix compte". Le maire de Tours a fait la synthèse de cette réunion en défendant le programme de Hollande face aux attaques de la droite. Il a notamment fustigé l'austérité européenne voulue par Sarkozy et Merkel. "On ne peut pas résorber la dette en mettant les gens à genoux, on n'a pas à les punir pour cette dette" a-t-il notamment fait remarquer.

Jean Germain est revenu également sur le score du FN en appelant à "lutter contre le sentiment d'abandon des zones rurales". A ce titre, le PS tiendra sa dernière réunion de l'entre-deux tours le vendredi 04 mai prochain à Azay le Rideau.


jeudi 26 avril 2012

La cathédrale Saint-Gatien et le pont Wilson en 1944

Carte postale envoyée par Eric.

Sur cette photo, prise à partir de la rive droite de la Loire, la vue sur la Gatienne était dégagée suite au dynamitage du pont Wilson par les allemands le 22 août 1944. Battants en retraite, les troupes de la Wehrmacht détruisent les neuvième, dixième et onzième arches du pont pour freiner l'avancée des alliés. 

Le pont Wilson, subit alors son deuxième dynamitage en quatre ans de temps. En effet, le 18 Juin 1940, le génie militaire français avait déjà procédé au dynamitage de la première arche (côté sud) pour gêner les troupes allemandes.

Ces destructions de la Seconde Guerre Mondiale ont fragilisé le pont et seront une des causes de l'effondrement de 1978.

Les précédents articles de la série : La cathédrale Saint-Gatien vue de... 

mercredi 25 avril 2012

Editours #7 : Nous sommes les 82 %

Depuis dimanche, la campagne a pris un virage définitivement nauséabond avec la chasse aux électeurs du FN orchestrée par Sarkozy et son équipe. Depuis dimanche, le candidat UMP ne se contente pas en effet de vouloir ramener les électeurs qui se sont égarés vers ce vote par contestation, refus du système ou autre.
Non il souhaite aller chercher les électeurs les plus convaincus du FN. Pour parvenir à ses fins il a ultra-droitisé sa campagne, n'hésitant pas à adopter des discours qui n'ont rien à envier à l'extrême droite. 

Depuis trois jours, oubliée l'économie, le social, la culture, l'emploi et le reste... place à la stigmatisation, au dénigrement des immigrés, à l'opposition des catégories de français, au classement entre bons et mauvais travailleurs... Place à la peur de l'autre et au repli sur soi.

Pourtant, même si il ne faut pas négliger les 18% réalisés par la candidate frontiste, je regrette que la campagne tourne uniquement autour. François Hollande et le PS ne doivent pas se faire enfermer dans ce type de campagne. Ils ne doivent pas laisser à Sarkozy la primeur de dicter les évènements et les thèmes à aborder, surtout ceux actuellement menés par le président sortant.

Les thèses frontistes ne doivent pas rester au centre de ce second tour, sinon ce sera une nouvelle victoire pour l'extrême droite. Il ne faut pas oublier que nous sommes 82 % des électeurs à ne pas avoir voté pour elle. Que la campagne de deuxième tour évoque également cette grande majorité d'électeurs. Ne laissons pas la droite extrême et l'extrême droite baver en toute tranquillité leurs discours nauséeux. Que le PS reprenne la main sur cette campagne en parlant des vrais enjeux que sont l'économie, l'emploi, la lutte contre les inégalités, la restauration de la confiance envers la société, la justice...  Ce n'est qu'à cette condition que ceux qui ne croient plus en ce système et qui se sont tournés vers le vote frontiste reviendront vers le chemin républicain.

dimanche 22 avril 2012

Hollande et Sarkozy au second tour

Comme c'était annoncé François Hollande affrontera donc Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle. Derrière par contre grosse gueule de bois avec le score De Marine Le Pen qui obtient environ 18 % des voix. 

Grosse déception pour Jean Luc Mélenchon et le Front de Gauche. Malgré la dynamique de ces dernières semaines le candidat du Front de Gauche est relayé loin derrière avec environ 11 %. 

Pour autant le Front de Gauche peut être fier de sa campagne, ce sont les seuls à avoir secoué cette terne campagne. Le Front de Gauche peut être fier car il ont su redonné espoir au peuple de gauche, ils ont montré qu'une alternative crédible pouvait se dessiner à gauche. Malheureusement, le vote utile a semble-t-il pris le dessus sur les électeurs de gauche. Ceci n'explique pas tout bien sur et les socialistes ne doivent pas tomber dans le triomphalisme car la droite et l’extrême droite sont hauts, très hauts même. Il reste quinze jours pour faire tomber Sarkozy et ce ne sera pas chose aisée. 

Ce soir, je suis déçu, espérons qu'il en soit autrement dans quinze jours... 

Pas : veuillez m'excuser des éventuelles fautes, ce billet est écrit à chaud via une tablette.

samedi 21 avril 2012

HK & les Saltimbanks en concert à Tours, le 1er Mai

source
Ce matin, au retour de la terre des angles et autres saxons, le retour dans ma chère Touraine fut rendu joyeux par des affiches aperçues qui annonçaient la venue du groupe HK & les Saltimbanks, le 1er Mai à la plaine de la Gloriette. 

Le concert est organisé par la CGT qui renoue avec les rassemblements festifs des 1er Mai en organisant l'après-midi à la Gloriette, une " fête des syndicats, populaire, citoyenne, culteurelle ". Outre la manifestation traditionnelle le matin, nous pourrons donc nous y retrouver pour écouter à 17h HK et ses copains.

Depuis un an, ce groupe est devenu le chouchou des rassemblements de gauche avec sa chanson "On lâche Rien".  Pour ceux qui ne connaissent pas, toutes les chansons sont du même acabit, c'est joyeux, plein d'entrain et revendicatif. Je vous avais déjà mis "On lâche Rien", je vous en passe un deuxième morceau avec "Ma Parole" :


 
Pour tout savoir sur ce 1er Mai, je vous invite à aller voir  la page consacrée sur le site de la CGT.

dimanche 15 avril 2012

La compil musicale en attendant...

Bon allez, je laisse ce blog une semaine, le temps d'aller voir ce qui se passe du côté de chez les Anglois. En attendant, pour pas que tu t'ennuies cher lecteur, je t'ai préparé une petite compil en cette semaine de 1er tour. 

Lundi : 

En prenant ton café du matin, tu as allumé ta TV sur BFM ou I-Télé pour avoir des news toutes fraiches. Pas de bol, t'es tombé sur Sarkozy, les larmes aux yeux suppliant les français de ne pas le laisser tomber ce qui a le don te t'agacer... Du coup tu as cette chanson de Zebda toute la journée en tête :





Mardi : 

Coup de pression, tu viens de te rendre compte que le premier tour c'est dans cinq jours et tu hésites encore entre ton coeur et ta raison, entre la gauche ou Hollande (je déconne hein les copains batavophiles). Pour te rassurer tu te dis "Tout ira bien" en écoutant ce duo d'Anis et d'Oxmo Puccino





Mercredi : 

La campagne c'est mieux en chanson, en écoutant France Inter ce matin, tu as entendu Marine Le Pen qui était interviewée. Tes poils se sont hérissés. Détends toi, j'ai l'antidote avec le dernier Ridan intitulé Ah les salauds!





Jeudi : 

Tu as vu Philippe Poutou dans ta TV. Tu l'as trouvé sympathique et puis son métier d'ouvrier t'as rappelé cette chanson de Didier Wampas "Punk Ouvrier". T'as rigolé en te disant que ça serait marrant que Poutou chante "Ouvrier, j'suis candidat ouvrier...yeah yeah yeah yeah"




Vendredi : 

Finalement, tu as fait ton choix, tu voteras pour ton coeur. Après tout, de tes convictions tu te dis qu'il ne faut rien lâcher, comme dans la chanson d'HK & les Saltimbanks :




ps : fermeture des commentaires ce soir vers 20h.

samedi 14 avril 2012

Le Magasin Général de Saint Pierre des Corps : le Site [partie 3]


Dossier : le Magasin Général de Saint Pierre des Corps

 Partie [1] Billet introductif

 Partie [2] Quelques généralités

Le site du Magasin Général de Saint Pierre des Corps, c’est 15,3 hectares de terrain sur lequel se dispersent plusieurs bâtiments et des infrastructures dans une organisation précise.

Plan du site. source : La Vie du Rail, février 1962
Cette organisation s’est faite par rapport aux voies ferrées. En effet, les produits reçus et expédiés se faisaient par la voie ferrée. Les wagons arrivaient et repartaient par les voies les plus au nord. En fonction de leur nature, les produits étaient acheminés ensuite par chariots transbordeurs et stockés en divers endroits. 

Le bâtiment A, fin années 20. Source : Eric
On note ainsi quatre bâtiments sur le site : 

le bâtiment A

Le bâtiment A, le principal et le plus emblématique du site recevait les produits de détail ainsi que ceux ne pouvant supporter les intempéries. Il a été conçu entre 1924 et 1926 par l’ingénieur Eugène Freyssinet.  Le bâtiment de 1926 était long de 120 m et large de 50 m, la superficie couverte totale représentait près de 18 000 m2 d’entreposage répartis sur 3 niveaux. La caractéristique principale et l’originalité de ce bâtiment en béton tient à son toit composé de verrières voûtées et  inclinées appelées sheds. Ils permettaient à la lumière de rentrer en permanence.  
 
Intérieur du bâtiment A
A l’entrée de ce bâtiment se tenaient les bureaux.

bureaux du bâtiment A
Le bâtiment, comme l’ensemble du site subit les bombardements de la 2nde guerre mondiale. Celui du 11 avril 1944 qui ravagea la ville de Saint Pierre fut le plus terrible et endommagea fortement le Magasin Général. Le bâtiment A fut reconstruit et agrandi en 1948. Cette extension lui donna l’aspect qu’on lui connait aujourd’hui avec près de 35 000 m² de surface totale. 

La magasin général après le bombardement du 11 avril 1944. source : Dimitri Daveau
Mémoire en Images. A.Sutton
Le bâtiment B situé au sud du site était le bâtiment pour le stockage du bois. Composé de deux hangars reliés par une travée centrale, c’était le deuxième bâtiment en superficie avec 7400 m². 

Le bâtiment C (deux hangars jumelés) faisait 2700 m². Il était celui pour le stockage des peintures et des produits chimiques.
Le bâtiment C aujourd'hui
Extérieur du bâtiment C

Le bâtiment D, appelé le hangar aux avions était utilisé pour stocker des matières diverses. D’une superficie d’à peu près 2000 m², son histoire est originale puisque c’était un hangar d’aviation construit par la Royal Air Force qui l’offrit à la SNCF après la guerre.

Le stockage de certains produits se faisait également à l’extérieur sous les ponts roulants. 

Parc de stockage extérieur
Enfin, le site contenait des lieux de vie annexes. Une bibliothèque, un cabinet médical, la maison du gardien,  une cantine, le siège du CE… Malheureusement tous ces bâtiments qui se situaient au Nord du site, près de l’entrée principale ont disparu il y a peu pour laisser la place à la centrale biomasse prévue. 

Espace laissé libre pour la future centrale biomasse
A noter également, qu’un monument aux morts en hommage aux cheminots se tenait sur le site. Il a été enlevé à la fermeture du site en 2006 par les cheminots eux même. 

Source des informations : 
  •  DAVEAU, Dimitri. La renaissance des magasins généraux de la SNCF à Saint-Pierre-des-Corps. Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois, 2011  
  • La Vie du Rail n°832, dimanche 4 février 1962.

jeudi 12 avril 2012

Les "4 de Tours" condamnés en appel

C'est une bien mauvaise nouvelle que je viens de lire sur la NR

La cour d'appel d'Orléans a confirmé les peines infligées en première instance aux militants dits "4 de Tours", poursuivis pour diffamation par Brice Hortefeux suite au communiqué dit des "Baleiniers" publié en février 2010. Comme lors du premier procès, trois des quatre militants, Muriel El Kollil, Abd-el-Kader Ait Mohamed, et Jean-Christophe Bernier, membres de Soif d'Utopie et de RESF sont condamnés. Leur peine est de 3000 euros d'amende, tandis que Chantal Beauchamp, la quatrième militante poursuivie, a été relaxée.

Pour rappel un lien vers les billets publiés sur ce blog : l'affaire des 4 de Tours 

mercredi 11 avril 2012

Le Magasin Général de Saint Pierre des Corps : quelques généralités [partie 2]

Dossier : le Magasin Général de Saint Pierre des Corps 

 Partie [1] Billet introductif


La naissance du Magasin Général : 

Afin de rationaliser au mieux son approvisionnement en pièces nécessaires au fonctionnement ferroviaire, la Compagnie des Chemins de Fer de Paris-Orléans (P.O) décide en 1922 de regrouper ses magasins d’approvisionnement, jusque là répartis en cinq centres. Le magasin Général de Saint Pierre des Corps issu de cette réflexion est alors construit entre 1924 et 1926 par la compagnie P.O. Il absorbe les magasins de Choisy-le-roi, de Périgueux et de Paris.

Le MG dans les années 20. source : Dimitri Daveau
 A la suite de la création de la SNCF en 1937, la France est découpée en cinq grandes régions ferroviaires en reprenant les anciens réseaux privés. Le Magasin Général de Saint Pierre des Corps, devient le lieu d’approvisionnement, en compagnie de celui de Bordeaux, pour la région Sud-Ouest.

Pourquoi Saint-Pierre-des-Corps ?

Saint-Pierre-des-Corps depuis l’arrivée du train dans la commune en 1856, n’a cessé de voir le chemin de fer prendre de l’importance. La ville est devenue au fur et à mesure un nœud majeur du réseau français, si ce n'est l'un des plus importants dans la première moitié du XXe siècle. L’installation d’un camp de soldats américains lors de la Première guerre Mondiale est déjà étroitement liée à la présence des voies ferrées (voir billet sur Camp deGrasse). En 1911, le P.O installe ses ateliers de réparation sur la commune (aujourd'hui technicentre).  La décision d’y installer le Magasin Général des Matières est ainsi une continuation logique.

Plan du noeud ferroviaire de Saint Pierre dans les années 1930
A plus grande échelle, le choix du site s’explique tout aussi rationnellement.  La volonté du P.O était évidemment de lier son magasin au réseau ferroviaire. L’espace au sud des voies ferrées alors peu urbanisé fut choisi tout en prenant soin d’éloigner le Magasin Général de la proximité immédiate de la gare afin de prévenir un développement ultérieur des installations de cette dernière.

Plan de la fin des années 1920, avec le magasin général nouvellement créé.


Un magasin général, c'est quoi ?

Un magasin général assurait la liaison intermédiaire entre les fournisseurs et les utilisateurs de toutes sortes d'articles nécessaires à l'exploitation ferroviaire. Un magasin général était ainsi un entrepôt, une vaste quincaillerie qui stockait et centralisait des milliers de pièces différentes : des goupilles, des essieux de locomotive, du bois, de la peinture, des literies, des produits chimiques, des boulons... en vue de les redistribuer par la suite aux services ferroviaires demandeurs.

Magasin général ou magasins généraux ? 

Ces deux appellations sont souvent employées sans distinction pour parler de ces lieux. La NR dans un article du 19 janvier dernier nous apprend que la dénomination officielle est "magasin général des matières pour le service du matériel et de la traction"

source : Eric
Le terme "magasins généraux" est pourtant le plus employé par la vulgate populaire. Le fait que le site longe la rue des magasins généraux n’étant sûrement pas innocente face à cette erreur sémantique. Il semblerait aussi que pour le lambda, le terme "magasins généraux" se réfère à l’ensemble du site, tandis que celui "magasin général" serait lié lui uniquement au bâtiment principal.

Pour les cheminots en revanche, il ne fait aucun doute que l’appellation du site est uniquement "le magasin général" comme le mentionne Dimitri Daveau en reprenant le travail de Mikaël Le Gloahec (références en fin de billet).
Ces deux derniers évoquent également dans leurs travaux, deux autres noms pour ces lieux : La Grange Quillet qui serait la dénomination officielle toujours en vigueur et le surnom de « la prison » pour le bâtiment principal. Terme sur lequel je reviendrai dans un billet ultérieur.

Références citées :
  • DAVEAU, Dimitri. La renaissance des magasins généraux de la SNCF à Saint-Pierre-des-Corps. Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois, 2011
  • LE GLOAHEC, Mikaël. Le magasin général: du génie à l’esprit, la permanence des hommes. Université de Tours, 2009.

A suivre [Partie 3] : Le site du magasin général

lundi 9 avril 2012

La place Jean Jaurès vers 1850

la place Jean Jaurès vers 1850. [source]
L'oeil contemporain risque de bloquer sur ce manque de symétrie de la place Jean Jaurès qui s'appelait alors place du Palais. Les fontaines ne sont pas encore présentes et l'Hôtel de Ville de Victor Laloux n'a pas encore remplacé l'hôtel particulier Papion du Château. Seul le Palais de Justice, construit entre 1840 et 1843 est déjà en place et parait démesurément grand sur cette image. 

L'hôtel Papion du Château : 

L'hôtel particulier Papion du Château était un bâtiment qui faisait l'angle des actuelles rue Nationale et place Jean Jaurès. Il a été édifié en 1750 pour y installer la manufacture royale de damas et velours récemment créée (en 1744). Pierre Antoine Claude Papion, issu d'une famille bourgeoise (lien pdf sur l'historique de la famille), rachète les bâtiments au roi en 1760 et obtient le droit de conserver le titre de manufacture royale de damas. L'entreprise disparaitra à la Révolution.

Les Papion du Château (titre de noblesse obtenu en 1825), vendent par la suite leur hôtel particulier à la mairie de Tours en 1861. Les instances municipales y envisagent alors d'y ériger un théâtre municipal pour faire le pendant au Palais de Justice. Le projet est vite abandonné et finalement le bâtiment est reconverti en bibliothèque municipale en 1862.

En 1893, le maire de Tours, Eugène Pic-Paris envisagea de construire un nouvel hôtel de ville, symbole de l'autorité républicaine et municipale. Le Conseil Municipal du 15 décembre 1893, entérina la décision de construire ce nouvel Hôtel de Ville à l'emplacement de l'hôtel Papion. Ce dernier est alors rasé pendant les travaux. 

dimanche 8 avril 2012

Le Magasin Général de Saint-Pierre-des-Corps [Partie 1]

Il y a des lieux qui dégagent une odeur, des bâtiments qui bien que désaffectés continuent de vivre et de transmettre leur passé. Il y a des lieux que l'on visite et où l'on sent une atmosphère étrange et fascinante à la fois. L'ancien Magasin Général des matières de Saint-Pierre des Corps est de ceux là. Fermé depuis 2006, il est devenu depuis, une vaste friche industrielle de 15 hectares. Quand on s'y balade, bien que désespérément vide et abimé par le temps, les pilleurs et autres, on imagine pourtant très bien ce lieu grouillant d'employés et de matériel en tout genre. On imagine également les conditions de travail, entre le bruit, la poussière, le froid l'hiver...



Avant de revenir sur l'histoire du Magasin Général, voici en guise d'introduction, un diaporama photos précédé du commentaire d'un ancien employé paru sur le blog du Monde  "Les Epines Fortes" , consacré à Saint-Pierre-des-Corps. Une façon de commencer ce dossier par ceux qui peuvent le mieux en parler : les femmes et hommes qui ont fait vivre ces lieux du temps de sa splendeur. 

Bien sûr, ce bâtiment évoque une prison avec son puits central de lumière.
Il y manque de chaque côté les cellules.
Il y en eu des cellules… approvisionnements.


Imaginez-vous à traîner un transpalette (manuelle) tout autour du 1er ou 2ème étage de cet immense magasin. De temps en temps, vous jetez un œil vers le puits de lumière pour voir s’il y encore de la vie en bas parmi les stocks de contre-plaqués ou de semelles de frein.
Les copains distributeurs et cariste « ramasse » la « route ». Il prépare les expéditions pour Cannes La Bocca, Oullins, Bischheim, Vitry, etc.


Sur les quais de chargement, hiver 84-85, il fait moins dix degrés toute une semaine, les gars de la manut décident d’arrêter le chargement des wagons, ils réclament des gants fourrés et des parkas qu’ils obtiendront.
Dans cet immense bâtiment non chauffé, il fait très froid quand il fait très froid dehors. Alors pour protéger les distributeurs ou les manutentionnaires, la direction dans sa grande mansuétude distribue les vieilles capotes d’occasion des contrôleurs. C’est bien bon pour des « quincailliers » !


Dans cette « prison » nous étions 320 en 1981-82, nos prédécesseurs furent jusqu’à 500 après la reconstruction du magasin détruit par les bombardements.
Ensuite les effectifs chutèrent non pas  » liée à la fermeture inéluctable du site (devenu obsolète avec le temps) », mais en fonction des variations de la politique d’approvisionnement de la SNCF.
Jusqu’en 81-82, la courbe des effectifs remonta car la SNCF fermait d’autres magasins à Noisy-le-Sec, Villeneuve et centralisait aussi certains articles en provenance d’autres établissements.
Elle créa en 1981 une gestion informatisée des stocks et quelques années après elle décida de décentraliser les stocks dans les différents ateliers du matériel de la SNCF et elle passa des marchés avec des fournisseurs pour l’outillage et la visserie, et l’effectif chuta.


Mais la vie au Magasin Général, ce fut aussi la solidarité entre travailleurs, les grèves, les débrayages alliant les employés des bureaux, les magasiniers et les manutentionnaires. Ce fut aussi la grève de 86-87 (il n’y avait pas que les roulants en grève) et celle de 1995 où les travailleurs d’OMNIMANU sous-traitant seront partie prenante.
Cette histoire est notre histoire, avec un petit h.


En décembre 87, le Magasin général cessa d’exister en tant qu’établissement séparé. Il devint Secteur Approvisionnement de l’atelier du matériel de St Pierre et nous, notre sort fut ensuite lié aux ex-Cadoux.
En nov-déc 1995, nous tinrent notre place, toute notre place, dans la grève pour le retrait du plan Juppé qui s’attaquait aux retraites et à la Sécu.


Ensuite, la direction décida la fermeture du site et l’aménagement d’un nouveau magasin dans le bâtiment A de l’atelier du matériel devenu EIMM, Établissement Industriel du Maintenance du Matériel (11 rue des ateliers).


En fin en 2004, le directeur du Matériel Martin décida de changer de logiciel de gestion des stocks. A cette occasion il décida de louer une plate-forme logistique à Moissy Cramayel qu’il confia à une entreprise privée et dans laquelle le stockage de pièces détachées nécessaires à la maintenance des matériels fut de nouveau centralisé. Il tournait le dos au Magasin Général et au 110 travailleurs qui travaillaient encore aux appros à ce moment-là.


Quant à la reconversion du bâtiment, figurez-vous que nous avions des idées.
Nous aurions bien vu au 2ème étage des logements (on a une belle vue de là haut), accessibles en priorité aux anciens du Magasin Général (Et c’est là que je finirai ma vie Comme d’autres gars l’ont finie).
Au 1er étage, il y a la place pour une piste d’athlétisme couverte, nous l’avions testé, un bâtiment de 250 m de long et 50 de large !
Au rez-de-chaussée une patinoire, pas besoin de chauffer !
En 2006, nous n’avons pas dit au revoir au site car Radio Béton s’était bien gardé de nous inviter.
Rédigé par :Deguet Michel | le 24 janvier 2012 à 18:22

Avec Christelle, Eric et Dadavidov, nous nous sommes donc rendus sur place pour photographier ces lieux trop longtemps ignorés et méconnus par les tourangeaux. Après celles d'Eric, voici nos photos communes avec Christelle (si vous ne pouvez voir le diaporama voici le lien Flickr) :






A suivre [Partie 2] : Quelques généralités


jeudi 5 avril 2012

Les analyses électorales de Guillaume Peltier

Guillaume Peltier, le monsieur Com' de l'UMP, spécialiste auto-déclaré en opinion, semble plus à l'aise avec les analyses d'opinion et autres expertises de sondages qu'avec la lecture des résultats électoraux.

Soucieux d'asseoir la légitimité de sa candidature sur la première circonscription de Tours, G. Peltier, depuis des mois, met en avant comme fait d'arme son score lors des dernières cantonales. Seulement, malgré ses plus de 49% des voix, Monsieur Peltier a bien été battu par Claude-Pierre Chauveau sur Tours Sud. Plus fort encore, dans son dernier communiqué saluant l'arrivée de la centriste Sophie Auconie comme présidente de son comité de soutien, le monsieur Com' déclare :  

"Parce que l’union de la droite et du centre est une conviction que je porte depuis longtemps. Elle nous a permis déjà, aux élections cantonales de mars dernier, de réaliser des beaux scores pour notre famille politique."

Bon là ça se confirme, le candidat UMP semble bel et bien avoir des problèmes avec l'analyse des résultats électoraux, car pour rappel, en 2011, malgré les divisions au sein de la gauche tourangelle, la droite n'a pas réussi à reprendre un siège au Conseil Général par rapport à 2008, pire la gauche a accentué sa majorité. C'est ce qu'on appelle un beau score en effet...

mercredi 4 avril 2012

La gauche en campagne s'invite dans le Centre

source
Hier midi, François Hollande était à Tours pour un meeting sur l'esplanade du château. Je n'ai pas pu m'y rendre mais les copains blogueurs y étaient. Majic, en batavophile convaincu qu'il est, nous livre un billet militant plein d’enthousiasme. Gaël, nous fait part également de ses impressions plutôt positives sur ce rendez-vous. 

C'était donc l'évènement de la journée, que cette présence du candidat socialiste par chez nous. Tout le gratin du PS local était présent : Jean Patrick Gille, Marisol Touraine, Claude Roiron (d'ailleurs François Hollande kiffe-t-il Claude Roiron ?), Jean Marc Pichon... Mais pas Jean Germain, actuellement en voyage au Liban en tant que sénateur. C'est d'ailleurs dommage, lui qui a annoncé sa candidature à la mairie pour 2014 aurait pu exposer sa vision du (non) cumul des mandats au candidat socialiste.

Hollande est donc venu et a parlé face à un public composé par 1500 personnes environ. Si vous souhaitez l'écouter retournez voir le billet de Majic, il a glissé la vidéo du discours à la fin de son billet. Et si vous voulez voir une belle photo de ce meeting, allez voir le blog "Le Grand Tours", vous y trouverez une photo interdite très sympathique...

J'ai donc raté le candidat socialiste. Dommage car à défaut de voter pour lui j'aurai bien aimé l'écouter en réel, pour sentir un peu l'atmosphère du personnage et de sa campagne.

Mais il n'était pas le seul candidat dans la région hier, puisque Jean Luc Mélenchon tenait, le soir, un meeting à Vierzon. Pour l'occasion, 13 cars affrétés par le Front de Gauche 37, emmenant 750 personnes, sont partis du département. Bon là aussi, je n'ai pas pu m'y rendre, ne pouvant partir assez tôt de Touraine. Dommage, car pour me mettre dans le bain, j'avais déjà programmé d'écouter sur la route la très belle chanson "Vierzon" d'Yves Jamait :


Je me rattraperai le 11 avril à 20h30 avec le meeting départemental du Front de Gauche à la salle des fêtes de l'Hôtel de Ville de Tours en présence de Raquel Garrido, Clementine Autain et Francis Wurtz.
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