Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Sur Facebook

Sur Twitter

Sur Flickr

Abonnés

De mes p'tites mains

De mes p'tites mains
Blog création à découvrir

Ils en parlent

Dossiers à la Une

Michelin Joué-lès-Tours

Suivi complet du plan social à l'usine Michelin de Joué-lès-Tours et des 726 suppressions de postes.

Mame : un patrimoine tourangeau

Retour sur la saga Mame à Tours...

Le Magasin Général

Dossier spécial sur le Magasin Général des matières de Saint-Pierre des Corps.

mardi 28 février 2012

ON VIT ICI, ON BOSSE ICI, ON RESTE ICI ! Le reportage

J'étais passé à côté de ce reportage réalisé avec le Collectif des Travailleurs Sans Papiers d'Indre et Loire et diffusé lors de la journée des migrants du 17 décembre 2011. Celui ci dure 20 minutes et nous montre de l'intérieur, en leur donnant la parole, le drame humain que vivent ces personnes.



ON VIT ICI, ON BOSSE ICI, ON RESTE ICI ! from wf on Vimeo.


Un très beau reportage dans lequel l'humain retrouve toute sa place. Bravo aux réalisateurs.

Charlie Hebdo "désintoxe" Guillaume Peltier

Dans son édition du 22 février, Charlie Hebdo revient sur le passé frontiste et mégrétiste de Guillaume Peltier. L'hebdo revient notamment sur les justifications du candidat sur Tours qui répète à tue tête que ce n'était qu'une "crise d'adolescence". En reprenant la chronologie, Charlie Hebdo montre que cette "crise d'adolescence" fut non seulement profonde à en croire les activités fournies de Peltier dans ces structures d'extrême-droite, mais aussi bien tardive :

Charlie Hebdo du 22 Février

lundi 27 février 2012

Les Journées internationales du film de court-métrage de Tours

Entre les Césars et les Oscars, l'actualité du week-end fut celle du cinéma. L'occasion de revenir sur un pan de l'histoire du 7e art dans notre ville de Tours.

Le saviez vous en effet, Tours fut dans les années 1950 et 1960 un bastion du cinéma en France. Enfin pour être plus exact, le bastion du court-métrage grâce à la naissance en 1955, des Journées internationales du film de court-métrage de Tours. L'évènement soutenu par la municipalité, l'association française pour la diffusion du cinéma et le Centre national de la cinématographie va rapidement devenir un festival majeur, attirant professionnels et journalistes du monde entier, à l'instar de ce que peut être aujourd'hui le Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand.
Une renommée dont témoigne la citation ci-dessous : 
" Un des plus importants festivals de films en France a été le festival de courts métrages et d'animation de Tours. Ses responsables étaient de vrais passionnés : Pierre Barbin, André Martin, Roger Leenhardt, son président… C'était un festival très suivi. Les Cahiers du cinéma couvraient l'événement, et c'est à Tours que nous avons découvert le premier film de Jacques Rozier, Blue jeans, l'un des premiers films de Jacques Demy, Le Bel Indifférent, et les courts métrages d'Agnès Varda."
André S. Labarthe, La Saga « Cinéastes, de notre temps », éd. Capricci, 2011 (source)
C'est en effet à Tours que plusieurs jeunes réalisateurs, futurs grands, furent révélés comme Roman Polanski, Grand Prix du festival pour son film "Les Mammifères" en 1962.
la vidéo INA 


Rapidement, ce festival devint le symbole de la vitalité artistique régnant à Tours. Lors de l'édition de 1959, Jean-Luc Godard, déclara dans les Cahiers du Cinéma, la phrase placée dans la bannière de ce blog :
"Vous ne saurez jamais combien Paris, vu de Tours, est ennuyeux, vulgaire et triste". 

Mémoire en images, Tours, Tome III, 1950-1980, Brigitte Lucas, A..Sutton
Mais à la fin des années 1960, le maire Jean Royer, prouva que sa réputation de "père la pudeur" n'était pas usurpée. Le maire d'alors s'opposa de plus en plus à la projection de certains films allant selon lui à l'encontre des bonnes moeurs. En 1971, face à l'instauration d'une censure municipale, les organisateurs décidèrent de supprimer le festival. Ce dernier sera délocalisé à Grenoble pour quelques années sans jamais retrouver sa grandeur.  Face à l'espace libre laissé, le festival de Clermont-Ferrand créé en 1982, prendra le relais et deviendra le rendez-vous international du court-métrage en France.

En Bonus, cette autre vidéo de l'INA sur l'édition de 1960 :

mardi 21 février 2012

Haut de la rue Nationale : Premières esquisses

[ATTENTION] EDIT avec la réponse de la Mairie en fin de billet.

Après celles de la tour de la gare et alors que Jean Germain avait donné rendez-vous au conseil municipal de Mars pour dévoiler le projet, les premières esquisses d'architectes concernant les hôtels prévus dans le haut de la rue Nationale se dévoilent sur Internet. 

Voici la première esquisse de l'hôtel 4* faite par l'architecte Nicolas Michelin : 

Toutes les infos de cette esquisse sur ce site.
Une Esquisse étonnante

En effet, outre le design discutable en plein secteur sauvegardé, il est étonnant de voir le nom de Nicolas Michelin associé à ce projet alors que ce dernier avait été confié à Andrew Hobson de l'agence (Arte Charpentier). Sur le site de cette dernière, on ne trouve par contre aucune trace, pour le moment de ce projet, ni sur celui de Nicolas Michelin d'ailleurs.

Quelle valeur doit-on donner donc à cette esquisse dénichée sur le site du groupe immobilier Altarea cogedim ?

[EDIT du du 21/02 à 19h] 
Contactée suite à ce billet par Johan Guillemin (journaliste à la NR), la Mairie a fait savoir que ce projet était obsolète. Cette esquisse n'est donc plus à l'ordre du jour. 

Johan Guillemin, révèle par ailleurs que cela ne pouvait pas être le projet définitif puisque la révision du plan de sauvegarde limite la hauteur des bâtiments à R+7 (rez de chaussée plus sept étages) alors que cette esquisse est à R+9.  De plus, la livraison annoncée pour début 2013 est tout simplement impossible vu l'avancée actuelle du projet. Ceci, tout comme la mention de Nicolas Michelin en architecte, confirme l'ancienneté de cette esquisse.

Le groupe immobilier Altarea cogedim, contacté lui aussi par le journaliste n'a pour l'instant pas donné réponse. 

Quoiqu'il en soit on devrait en savoir rapidement plus sur ce projet de rénovation du haut de la rue Nationale puisqu'il sera abordé lors du prochain conseil municipal en Mars. 

lundi 20 février 2012

En attendant le Tram, les travaux de la gare


L'arrivée du tramway amène toute une série de travaux sur les voies urbaines. D'autres travaux périphériques sont à l'oeuvre également. Le secteur de la gare de Tours est l'un des plus emblématiques avec la destruction de l’ilot Vinci puis la construction de la tour qui remplacera cet ensemble. 

Côté Pile, une partie de l'ilot Vinci a disparu
La vue dégagée vers le Vinci
Côté Face, les pelleteuse ne sont pas encore passées
La gare en elle même n'est pas en reste. Prochainement aura lieu l'ouverture de sa façade Ouest qui permettra selon le projet une interconnexion entre l'arrêt de Tramway et les voies SNCF (à défaut de Tram-Train diront certains). RFF et la SNCF ont également profité de cette période pré-tramway pour rénover la grande halle de la gare de Tours. Depuis un an maintenant, la belle marquise se retrouve parée d'échafaudages impressionnants qui transforment la gare en un "meccano géant". Les travaux de la marquise vont durer jusque fin août, début septembre. Outre la gène qu'ils peuvent occasionner, l’empilement et le croisement de tous ces tubes en ferraille offrent un regard nouveau et intrigant sur les lieux.   



dimanche 19 février 2012

Philippe Briand, trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy

On le pressentait cette semaine, l'annonce a été faite hier par Nicolas Sarkozy en personne pendant l'inauguration de son QG de campagne. Philippe Briand sera le trésorier de la campagne du président sortant. Gloire à Phiphi ! En même temps on sentait que ces derniers mois, l'homme de Saint-Cyr s'était attelé à renforcer sa stature nationale : Organisation des journées parlementaires de l'UMP dans sa commune, soutien indéfectible à Guillaume Peltier sur Tours comme le souhaitait Jean François Copé malgré la gronde locale... Le déjà questeur de l'Assemblée Nationale s'était évertué à plaire aux instances nationales de son parti et aux proches du président.

Par contre, je me demande comment Philippe Briand va pouvoir gérer ses différents "jobs" en plus de celui-ci. En effet, l'homme est déjà maire de Saint Cyr sur Loire, vice-président de Tours Plus, député, questeur de l'Assemblée Nationale, président de la fédération UMP d'Indre et Loire. De plus dans le civil, Philippe Briand dirige son entreprise Citya Immobilier. Si on rajoute à cela sa campagne pour les Législatives puisqu'il se représente sur la cinquième circonscription d'Indre et Loire, l'agenda va être chargé.

Déjà peu présent sur les bancs de l'Assemblée Nationale comme le montre le site nosdéputés.fr, il se peut que Philippe Briand soit encore moins investi dans ses missions d'élu ces prochaines semaines, à moins que ses journées ne durent plus de 24 heures. Rappelons nous en aux prochaines élections législatives quand ce brave homme défendra son bilan de député et qu'il nous ressortira (comme beaucoup) le couplet : "je suis au service des électeurs, je veux être proche d'eux, etc, etc...".

PS : Je souhaite à Philippe Briand, que ce nouveau job lui apporte plus de bonheur qu'à Eric Woerth, trésorier de la précédente campagne de Nicolas Sarkozy.

samedi 18 février 2012

Le camp de Grasse à Saint Pierre des Corps

Cette carte postale envoyée par Eric trouble notre perception de l'agglomération telle que nous la connaissons. Nous sommes ici, dans les années 1920, en plein Saint Pierre des Corps. Cet endroit jonché d'habitations de fortune porte le nom de camp de Grasse.

Le Camp de Grasse : 

Ce nom qui au premier instinct porte nos sens vers la côte d'Azur, n'a en fait rien à voir avec le soleil et le sud. Le camp de Grasse a une histoire moins poétique. Il fut créé par l'armée américaine pendant la Première Guerre Mondiale. C'était donc un camp de stationnement pour les soldats. Le camp fut nommé ainsi en hommage à l'Amiral de Grasse. (lien pdf)

Pourquoi un camp américain à Saint Pierre ?   

Pendant la Première Guerre Mondiale, Tours devient à partir de 1917, le quartier général des 640 000 soldats des SOS de l'armée américaine (Service Of Supplies-services de soutien). Nous gardons en mémoire de cette période, le pont Wilson, nommé en l'honneur du président américain de cette époque ou encore le monument américain près de la bibliothèque. 
L'installation du camp de casernement à Saint Pierre des Corps s'explique par l'importance (déjà) des installations ferroviaires sur la commune qui favorisaient le mouvement des troupes et du matériel. (sur ce lien, un livre entier, en anglais sur le camp en 1918-19)

Ce camp créé en avril 1918, était imposant, s'étirant sur 1 mile de long (environ 1,6 km) et a hébergé plusieurs milliers de soldats. Aux simples tentes de départ, se substituèrent rapidement de véritables baraquements en dur, des commerces, des quartiers de repos, de sport... Le camp devenant ainsi une ville dans la ville. 

Il est resté dans les mémoires de "l'US Army" car pour la première fois dans l'histoire, dans ce camp, on pratiqua le recyclage du matériel militaire et des vêtements en provenance du front au sein des "salvage service", ateliers installés dans le camp de Grasse. A ce titre, des ouvrières et ouvriers tourangeaux furent embauchés pour ce service. On dénombre 5400 femmes et 1500 hommes employés par ces ateliers de recyclage. (source le magazine de la Touraine, n°104, Automne 2007).
Témoignant de son importance, la fille du président Wilson y est venue chanter pour les soldats. (lien)

En avril 1919, l'évacuation du camp de Grasse est décidé. Les derniers soldats partiront pendant l'été 1919.
 
Du Camp de Grasse à la cité Rimailho :

En 1919, le tissu économique repart. Les ateliers ferroviaires de Saint-Pierre reprennent leur activités de réparation. La concession des ateliers est confiée à la Compagnie Générale de construction et d'entretien du matériel de chemin de fer (CGCEM) dirigée par Emile Rimailho (lien wikipédia).

Mais en mai 1920, la grève éclate dans les ateliers et chez les cheminots de Saint-Pierre des Corps. La revendication d'alors étant la nationalisation des chemins de fer. Cette grève sera durement réprimée avec 2000 licenciés sur les installations de Tours-Saint Pierre. Les licenciés seront même placés sur des listes "interdits d'embauche". (lien vers l'histoire des ateliers de Saint Pierre)

Les ateliers CGCEM vont alors embaucher une nouvelle main d'oeuvre dont des ouvriers venant des pays de l'Est (russes, tchécoslovaques et surtout polonais). Rimailho va alors profiter d'une partie du terrain du camp de Grasse pour loger ces ouvriers étrangers. Le camp de Grasse prend dans le langage populaire le nom de cité Rimailho ou cité CGCEM. Sur le plan de Saint Pierre des Corps ci dessous, issu des archives belles-familiales (merci à Azo pour le scan) et que je date entre 1926 et 1936 (voir explications sous la carte) on trouve la trace de la cité CGCEM le long des voies ferrées (zone entourée en rouge).


* Ce plan peut être daté en 1926 et 1936. Il date d'après 1926, car les magasins généraux édifiés cette année là sont déjà construits (Nouveaux Magasin PO). J'estime la fourchette jusqu'en 1936 car cette année là, la gestion des ateliers est passée de la CGCEM à la C.I.M.T. (Compagnie Industrielle de Matériel de Transport), or comme on le voit la cité s'appelle cité CGCEM.

Comme 85% de la ville de l'époque, le camp de Grasse disparaitra sous les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. La reconstruction effacera les dernières traces de cette cité ouvrière et populaire, comme en témoigne le plan ci dessous de 1952 (Issu lui aussi des archives belles-familiales).


PS : Merci à Gaël pour l'aide dans la recherche des informations. 

PS' : N'ayant pas eu le temps d'aller fouiner aux archives, si certains ont plus de précisions sur cette histoire ou ont des choses à corriger qu'ils n'hésitent pas à laisser des commentaires.

PS" : J'espère que ces deux plans raviront les corpopétrussiens blogueurs ou non ;-)

vendredi 17 février 2012

Retrouvez mon passage sur Radio Béton

Le 18 Janvier dernier, j'étais l'invité pendant une heure de l’émission Demain Le Grand Soir sur Radio Béton pour parler de mon livre Piquet de Grève. Vous pouvez dorénavant retrouver mon intervention, j'y interviens au bout d'un quart d'heure d'émission (après la première pause musicale). 

Bonne écoute et encore merci à l'équipe de Demain Le Grand Soir pour cette invitation.

mercredi 15 février 2012

Terres du Son 2012 : les premiers noms dévoilés

Les organisateurs de Terres du Son ont dévoilé une partie de la programmation du festival qui se déroulera du 13 au 15 Juillet au château de Candé :




Teaser n°1 par assoterresduson
Festival Terres du Son 2012 : Teaser n°2 par assoterresduson


Début de programmation très sympatique avec : Dider Wampas & The Bikini Machine, Dionysos, Carmen Maria Vega, Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra, Joey Starr, Susheela Raman, Success, C2C...

En voyant ces noms, je sais déjà où je serai, les 13, 14 et 15 juillet prochain...

Rendez vous sur www.terresduson.com pour avoir toutes les informations et découvrir prochainement la suite.

lundi 13 février 2012

Les Ratés du site de Guillaume Peltier

Expert en communication, ultra présent sur le net, Guillaume Peltier connait malgré tout quelques couacs avec son site de campagne. Après le Fail révélé par Dadavidov au moment du lancement, j'ai découvert en farfouillant dessus, la page suivante :

Sur la page de la Première circonscription on peut y voir ceci :

Capture d'écran de www.peltier2012.fr

 
 Comme je suis quelqu'un de sympa, je tenais à prévenir Guillaume Peltier que :

  • Il n'y a pas qu'une circonscription en Indre et Loire comme le laisse supposer le texte en haut à gauche de la carte. 
  • La ville de Tours a sept cantons et non six. Et que la Première circonscription en regroupe six et non sept.

En voyant ceci, je n'ai plus aucun doute sur le fait que Guillaume Peltier connaisse très bien Tours, comme il le rappelle régulièrement... Pour un candidat à la députation, ça fait pas très sérieux...

Une telle erreur aurait peut-être été évitée si Guillaume Peltier avait confié la création de son site à une entreprise locale, plutôt qu'à une boite de com' basée à Dijon, créée par Karen Patouillet, responsable des Jeunes Actifs de l'UMP de Côte-d'Or. Comme quoi c'est con les choix mais ça révèle pas mal la personnalité : soit on choisit d'être proche des tourangeaux et de favoriser le tissu économique local, soit on favorise ses amis politiques. Mais bon je veux pas faire ma mauvaise langue, c'était pas le but...

dimanche 12 février 2012

La droite tourangelle en ordre dispersé

Peltier et Briand, main dans la main.
A Droite, tout le monde avance dorénavant à visage découvert en vue des Législatives sur la première circonscription d'Indre et Loire. L'UMP a comme prévu, officiellement investi Guillaume Peltier pour reprendre la circonscription de Tours à Jean Patrick Gille. Face à lui, Thibault Coulon a décidé de maintenir sa candidature et de démissionner de l'UMP par la même occasion. Ils croiseront le fer avec Christophe Bouchet du Parti Radical de Borloo, soutenu lui par l'union des centristes à laquelle fait parti le Nouveau Centre. Xavier Dateu, membre de ce dernier, a décidé lui aussi de se présenter sans avoir l'investiture de son parti, tandis que la leader du parti d'Hervé Morin en Touraine, Sophie Auconie, est courtisée par l'UMP et son chef Philippe Briand qui aimerait la voir en suppléante de Guillaume Peltier

Bref, je sais pas si vous avez tout suivi, mais c'est le bordel pour reprendre l'expression de la semaine.  


Une intrigue locale et nationale :

Cette intrigue politique s'analyse à deux niveaux d'échelle. Tout d'abord à l'échelle locale, deux facteurs rentrent en jeu. Le premier est lié à la personnalité de Guillaume Peltier, transfuge de l’extrême droite, qui essuie un refus de la part d'une partie de la droite tourangelle, à commencer par les ex-leaders de l'UMP Tours. Thibault Coulon en premier lieu, mais aussi Pascal Ménage, leader de l'opposition municipale qui a décidé lui aussi de quitter l'UMP suite à cette investiture et qui s'est rapproché de Christophe Bouchet et du parti Radical. Le deuxième facteur concerne la gueguerre interne depuis des années au sein de l'UMP entre les partisans de Philippe Briand et ceux de Renaud Donnedieu de Vabres (RDDV). En effet, ce soutien envers Peltier de la part de Briand et de ses proches, leur permet de faire table rase de la période RDDV sur Tours avec qui ils n'étaient que peu en phase. En 2007 et 2008, Briand n'avait soutenu RDDV qu'à demi mots, certains lui reprochant même de n'avoir rien fait pour empêcher Peltier de présenter des candidatures concurrentes. En 2008, Briand s'était montré en effet assez conciliant avec Peltier lors des municipales, en se contentant de dire "Guillaume est ambitieux, il est jeune, il doit apprendre à être patient, son heure viendra". Une complaisance dans le propos à l'opposé des mots durs qu'il a aujourd'hui envers les candidatures dissidentes. 

Le deuxième niveau de l'intrigue, se joue au niveau national. A cette échelle, Tours apparait comme une étude de cas de la droitisation de l'UMP ces derniers temps. A l'instar de ce qu'il se passe au niveau national, l'UMP 37 prend le virage de la droite dure dont la candidature de Guillaume Peltier, fer de lance de la droite Populaire, soutenu personnellement par Jean François Copé et Nicolas Sarkozy n'en est que le symbole. Alors que l'UMP originelle se voulait comme un grand rassemblement de tous les courants de droite, aujourd'hui les radicaux font route à part, tout comme le Nouveau Centre, et le Centre-droit dans son ensemble. Tous rejettent cette dérive et ce rapprochement vers les idées d’extrême-droite du parti présidentiel.
C'est d'ailleurs au niveau national que les choses pourraient se décoincer à en croire Philippe Briand. Ce dernier espère en effet un accord national entre les radicaux et l'UMP, accord qui obligerait vraisemblablement Bouchet à retirer sa candidature.

A Quitte ou Double ? 

Les Législatives sont encore loin pour pouvoir tirer des plans sur la comète, et nul ne doute que le résultat de l'élection Présidentielle un mois plus tôt aura un fort impact sur ce scrutin. Cependant, on peut déjà se demander ce qu'il adviendra de l'UMP 37 à l'issue de ces élections. En cas de victoire, Guillaume Peltier apparaitra définitivement comme le nouvel homme fort de la droite locale et comme le candidat incontestable pour prendre la mairie en 2014. Le leadership de Philippe Briand n'en serait que renforcé également. A l'inverse, en case de défaite, la carrière de Guillaume Peltier sur Tours sentira sérieusement le souffre, lui qui a déjà été battu à quatre reprises dans cette commune. Dans ce cas, il se pourrait que Philippe Briand soit également fortement remis en cause. Les mois qui suivront s'annonceront alors compliqués. Après 2008, cela pourrait ressembler à une deuxième année zéro pour la droite locale où tout serait une nouvelle fois à reconstruire.

vendredi 10 février 2012

Ce Cher, Monsieur Complainte

A chaque fois c'est pareil, depuis tout temps, on ne parle que d'elle. On la vante, on l'admire, on vient l'observer avec des yeux enfantins, restant bouche-bée devant sa beauté. On loue sa volupté féminine, sa nature sauvage et indomptable. On la respecte et on l'aime.

Elle, c'est ma grande soeur, la reine des reines, celle reconnue mondialement. Je ne peux que reconnaitre sa beauté unique, sa nature somptueuse. D'ailleurs je l'aime, je l'aime tellement, qu'un peu plus loin à l'abri des regards, je me jette dans ses bras. Mais parfois, la jalousie m'envahit, car moi je ne suis que le bâtard, le petit frère qui suit son cours en parallèle. 

On m'oublie, constamment, au prétexte que ma nature a changé. Mais y suis-je pour quelque-chose si on m'a détourné de mon chemin ? Je me suis bien laissé faire, mais c'était pour le bien être de tous qu'ils m'avaient dit. Bilan, me voici défiguré, obligé de côtoyer les tours et les barres qu'ils ont érigé sur mes rives. Obligé de subir l'affront de me voir vider chaque année, pendant quelques mois. Heureusement, ce chômage technique annuel a été raccourci à trois semaines depuis peu. Mais, il faut l'admettre, je ne peux tenir la comparaison depuis qu'ils m'ont... "humanisé" il y a quelques décennies. 

Mais malgré tout, j'existe et j'aimerai que de temps en temps on parle de moi, car malgré les cicatrices que l'homme m'a infligé, je fais de mon mieux, toujours, pour satisfaire son regard, lui offrir des coins apaisants et reposants. Alors certes, je ne peux, comme ma grande soeur, offrir un spectacle de glace charriée sur mon dos. Certes, mes îles à moi sont artificielles, mais je fais de mon mieux. D'ailleurs ces derniers jours, j'ai tout fait pour enchanter le regard, me drapant de mon plus beau gel. Alors certes, quand j'arrive à Tours, je ne suis plus qu'un cours artificiel, mais j'essaye moi aussi d'offrir un havre de paix. Alors s'il vous plait, de temps à autre, pensez à moi également.









La Loire gelée

[EDIT avec ajout des photos du 10 Février ]
On évoque un froid sibérien venu de l'Est pour évoquer les faibles températures actuelles. La Loire a décidé de suivre le mouvement et de se muer en fleuve russe. Depuis quelques jours, elle charrie de la glace et offre un paysage fascinant.
Bon on en est pas encore au gel de Décembre 1938, mais c'est tout de même assez rare pour immortaliser le phénomène.

Photos du 10 février :





Photos du 08 Février :













dimanche 5 février 2012

La Loire enneigée

L'info du jour c'est évidement la neige tombée en abondance la nuit dernière sur la Touraine. Vu qu'on est dimanche ça a ravi pas mal de monde (on verra si on sera toujours joyeux demain matin). Du coup, les billets fleurissent :
Dan s'est levé de bonne heure pour immortaliser la ville sous son manteau blanc matinal, Dominique nous a gratifié également d'un billet photos, Gaël a profité de la poudreuse avec sa tribu, Majic a rendu hommage à Claude Guéant, Eric en a profité pour montrer Amboise sous la neige au début du XXe siécle... bref, pour ne pas être en reste, je devais moi aussi faire un billet sur cet épisode neigeux. 

Ni une, ni deux, n'écoutant que mon courage, je me suis donc aventuré cet après midi vers les bords de Loire pour une petite marche de deux heures. La suite en photos :  

Les bords de Loire à Tours





Il n'y a pas que les voitures qui sont restées à quai.
Le Prieuré de Saint-Cosme
Le Prieuré de Saint-Cosme
Au loin la Gatienne enneigée
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Stats