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lundi 27 février 2012

Les Journées internationales du film de court-métrage de Tours

Entre les Césars et les Oscars, l'actualité du week-end fut celle du cinéma. L'occasion de revenir sur un pan de l'histoire du 7e art dans notre ville de Tours.

Le saviez vous en effet, Tours fut dans les années 1950 et 1960 un bastion du cinéma en France. Enfin pour être plus exact, le bastion du court-métrage grâce à la naissance en 1955, des Journées internationales du film de court-métrage de Tours. L'évènement soutenu par la municipalité, l'association française pour la diffusion du cinéma et le Centre national de la cinématographie va rapidement devenir un festival majeur, attirant professionnels et journalistes du monde entier, à l'instar de ce que peut être aujourd'hui le Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand.
Une renommée dont témoigne la citation ci-dessous : 
" Un des plus importants festivals de films en France a été le festival de courts métrages et d'animation de Tours. Ses responsables étaient de vrais passionnés : Pierre Barbin, André Martin, Roger Leenhardt, son président… C'était un festival très suivi. Les Cahiers du cinéma couvraient l'événement, et c'est à Tours que nous avons découvert le premier film de Jacques Rozier, Blue jeans, l'un des premiers films de Jacques Demy, Le Bel Indifférent, et les courts métrages d'Agnès Varda."
André S. Labarthe, La Saga « Cinéastes, de notre temps », éd. Capricci, 2011 (source)
C'est en effet à Tours que plusieurs jeunes réalisateurs, futurs grands, furent révélés comme Roman Polanski, Grand Prix du festival pour son film "Les Mammifères" en 1962.
la vidéo INA 


Rapidement, ce festival devint le symbole de la vitalité artistique régnant à Tours. Lors de l'édition de 1959, Jean-Luc Godard, déclara dans les Cahiers du Cinéma, la phrase placée dans la bannière de ce blog :
"Vous ne saurez jamais combien Paris, vu de Tours, est ennuyeux, vulgaire et triste". 

Mémoire en images, Tours, Tome III, 1950-1980, Brigitte Lucas, A..Sutton
Mais à la fin des années 1960, le maire Jean Royer, prouva que sa réputation de "père la pudeur" n'était pas usurpée. Le maire d'alors s'opposa de plus en plus à la projection de certains films allant selon lui à l'encontre des bonnes moeurs. En 1971, face à l'instauration d'une censure municipale, les organisateurs décidèrent de supprimer le festival. Ce dernier sera délocalisé à Grenoble pour quelques années sans jamais retrouver sa grandeur.  Face à l'espace libre laissé, le festival de Clermont-Ferrand créé en 1982, prendra le relais et deviendra le rendez-vous international du court-métrage en France.

En Bonus, cette autre vidéo de l'INA sur l'édition de 1960 :

9 commentaires

Eric Caillé 19:07:00

Comme tjrs c'est fouillé (très fouillé). Du plaisir à lire le billet. Bon j'arrête.

Matfanus 23:02:00

Merci Eric, mais point trop de compliments oui, je vais rougir ;-)

Gaël 08:59:00

il y en a qu'ont l'temps d'aller au cinoche... :)

Matfanus 09:36:00

@Gael : Oui, mais là ce festoche je l'ai pas connu ;-)

Chieuvrou 01:43:00

Je signale qu'il y a quatre ans, la cinémathèque de Tours a consacré sa soirée de clôture de la saison à ce festival, soirée au cours de laquelle ont été diffusées six œuvres primées entre 1958 et 1972 (c'est ici, tout en bas de la page), ainsi qu'un petit film d'amateur sur le festival, montage de prises de vues effectuées durant toutes ces années fastes par un jeune médecin festivalier, aujourd'hui retraité, qui était présent pour l'occasion dans la salle où était rendu hommage aux anciens organisateurs.

J'ai retenu entre autres choses de cette soirée qu'un étudiant travaillait alors sur le sujet des festivals de cinéma successifs de la bonne ville de Tours, depuis, donc, le festival international du court métrage jusqu'au très éphémère festival du film politique de 2009 (dont la seule et dernière représentation n'avait pas encore eu lieu), en passant par les Rencontres Henri-Langlois et les quatre éditions du fort dispendieux et passablement désastreux festival De l'Encre à l'Écran. J'ignore cependant s'il a terminé son mémoire depuis.

Sinon, tu as certainement vu, mon bon Matfanus, qu'il existe une troisième vidéo relative au festival du court métrage de Tours, édition de 1959 – soit la première année du mandat de Jean Royer –, sur le site de l'INA. Je me permets d'y renvoyer . On y reconnaît dans le jury, entre autres, Marguerite Duras, Eugène Ionesco et Siné, dont on ne peut pas dire qu'ils devaient être très en phase avec notre peu riant Royer-Frollo...

Matfanus 08:38:00

Merci Chieuvrou pour ce complément d'informations très complet. Je signale aussi que le festival amateur tours métrages fait par l'assoc titus prod et dont j'avais parlé plusieurs fois sur ce blog connut une belle réussite pendant 5 ans avant de disparaître l'an dernier.

Matfanus 09:22:00

Chieuvrou : J'oubliais oui j'avais vu la 3e vidéo, mais elle est sans sons c'est pourquoi je l'avais pas mise, mais tu as raison de signaler son existence.

Eimelle 11:17:00

C'était donc à cette occasion la fameuse phrase de Godard! Merci pour cet article très complet!

Matfanus 11:55:00

@Eimelle : Merci. Pour le lien vers votre blog, voir mon mail de ce matin ;-)

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