Rarement j'ai entendu qu'on célébrait la pose d'une première pierre, généralement c'est plutôt l'anniversaire de l'inauguration qui se fait. Quand j'avais vu ça dans le dernier "Tours Infos" cela m'avait interloqué : Pourquoi cette célébration de cette date quelconque, on aurait tout aussi bien pu fêter dans ce cas la signature du contrat, le choix de l'architecte ou que sais-je encore.
Bref, je me suis demandé quelle était la raison de cette grand messe sur le bâtiment de Jean Nouvel. Le Vinci, c'est le dernier grand chantier de feu Jean Royer, cela pouvait être une explication, une sorte d'hommage posthume quelques semaines après le décès de l'ancien maire. C'est aussi le dernier grand chantier de la ville. Depuis vingt ans, aucun autre chantier d'ampleur n'a chamboulé le centre de Tours, ni suscité autant de débats, sur son coup, sa forme, son esthétisme... jusqu'à ces derniers mois et les premiers coups de pioches pour le Tramway à venir.
Et si les deux étaient liés ?
Loin de moi, l'idée de chercher un sens caché à chaque opération municipale, mais là le rapprochement entre Vinci et Tramway m'a semblé évident. Alors que les travaux du tram' ont passé la vitesse supérieure et que les tourangeaux commencent à en sentir les conséquences, c'était l'occasion rêvée (les dates concordant) de rappeler à la population, que si le Vinci en son temps fut lui aussi sous le feu des critiques, les habitants y sont aujourd'hui très attachés. La réussite de ces portes ouvertes devant le prouver grâce au renfort de la presse saluant l'évènement (ce que la NR n'a pas manqué avec un joli dossier à la clé).
L'opération communication a semble-t-il bien marché et le message subliminal est passé : "Comme pour le Vinci il y a vingt ans, le tramway coûte cher, crée des complications passagères mais vous verrez chers tourangeaux, bientôt vous allez l'adopter, mieux vous allez l'aimer." Et si jamais ça ne suffit pas de tout de façon on recommence dans deux ans pour les vingt ans de l'inauguration...

