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vendredi 31 décembre 2010

Femme-Loire : Cachez ce sein que je ne saurais voir

On s'absente une grosse dizaine de jours et le microcosme tourangeau, d'habitude si paisible, s'emballe au sujet de la Femme-Loire. La polémique enfle donc autour de la statue, les médias nationaux en parlent même... Le collectif luttant contre l'implantation de la statue au dessus de l'abbaye de Marmoutier semble donc réussir son pari, comme en témoigne la pétition qui a été lancée et qui reccueille plus de 4000 signatures à ce jour. 

A chaque projet novateur ou d'envergure, il se lève ainsi une série de boucliers ce que je peux comprendre, on est pas tous obligés d'avoir le même avis, chacun est juge de sa pensée. Pourtant il y a dans cette contestation plusieurs choses qui me gènent : 

Tout d'abord : Pourquoi la levée de boucliers se fait que maintenant, alors que tous les feux étaient au vert pour le projet ?  Que les accords préalables étaient conclus ? La Femme-Loire ça fait plusieurs années qu'on en parle, il y avait moyen de s'agiter un peu avant, le projet n'est pas sorti de nulle part, non ? Je suis pas loin de penser comme Michel Audiard, que le calendrier électoral n'y est pas pour rien, et que certains membres de l'UMP souhaitent se servir de cette histoire pour avancer leurs pions.

En parlant des politiques, deuxième petite chose qui me gène un peu c'est l'opportunisme dont font preuve certains. Je pense en particulier à Pascal Ménage leader de l'opposition municipale qui après avoir voté pour le projet, ose dorénavant afficher son opposition prétextant que lors du vote municipal, le projet était vague. Juste au passage M. Ménage : Ce projet, je l'ai dit, n'est pas nouveau, en 2008 je savais moi-même, petit citoyen de base, que le site prévu était le coteau de Marmoutier  (il me semble même que Gaël l'avait déjà évoqué sur son blog). Donc soit vous avez découvert que Marmoutier existe entre 2008 et aujourd'hui soit vous souffrez d'amnésie. Au mieux vous avez voté pour un projet sans en connaitre les fondements, ce qui constitue un triste exemple de la santé du milieu politique et n'est à mon sens pas glorieux pour un représentant du peuple comme vous. Mais bon, l'opposition UMPiste du conseil municipal s'étant disloquée sur le sujet du tramway, il faut bien trouver un autre sujet pouvant nuire aux socialistes...

Je ne parlerai pas des réactions de l'extrême-droite, inutile de faire de la pub aux nazillons.

Troisième chose : La levée de boucliers se fait au nom de la sauvegarde de Marmoutier, si seulement tous ces bons citoyens, souhaitant défendre un site important du patrimoine, s'étaient réveillés un peu plutôt avec la même vigueur pour demander à la mairie de faire quelquechose pour rénover le site et le rendre plus accessible, le site serait surement mieux mis en valeur aujourd'hui...

Enfin : Bien qu'ils s'en défendent, on peut soupçonner une pointe de conservatisme réac' chez certains opposants qui luttent au nom de la protection et de la sauvegarde d'un lieu, alors que je pense à l'inverse que rien ne doit être figé et que les constructions d'aujourd'hui seront le patrimoine de demain, j'applaudis les projets comme celui-ci.

Et puis pour pousser la polémique un peu plus loin, pourquoi ne pas envisager qu'accompagnée d'une restauration de l'abbaye de Marmoutier, la Femme-Loire pourrait constituer dans le futur un attrait pour le site voué à Saint-Martin en amenant sur le secteur des visiteurs ? Car aujourd'hui, et avant la médiatisation de ce projet, Marmoutier était malheureusement un site oublié des touristes et des tourangeaux, qu'on se le dise.

samedi 18 décembre 2010

Les maires bâtisseurs : De Jean Royer à Jean Germain [Partie 2]

Deuxième partie des articles consacrés aux "maires bâtisseurs" de Tours centrée sur Jean Germain. Première partie sur Jean Royer ici : Les maires bâtisseurs : Jean Royer  

Quand il ravit la mairie en 1995, Jean Germain présente un programme municipal fort modeste par rapport à son prédécesseur. Le nouvel édile, axe sa politique sur un ré-équilibrage des finances alors largement déficitaires, faute à l’entettement de Jean Royer dans sa politique de grande envergure. Les finances municipales ne permettent pas ainsi à Jean Germain d'envisager une autre politique que celle de retour à l'équilibre. Cette obligation semble toutefois convenir au nouveau maire. Tout au long de ses mandatures, Jean Germain va en effet se poser en homme gestionnaire, fustigeant les maires mégalomanes, déclarant préférer travailler au bien-être des tourangeaux. Une politique que certains qualifient de sage, tandis que d’autres y voient un manque d’ambitions flagrant. Pourtant avec les années qui passent, on peut prêter au nouveau "roi Jean" l'envie de laisser son empreinte sur la ville. Qu’en est-il réellement ?

Un maire gestionnaire aux projets modestes

Médiathèque François Mitterand
Les deux premières mandatures de J. Germain ont été fort modestes en terme de grands projets. La principale "marque Germain" sur l’urbanisme tourangeau lors de son premier mandat concerne la piétonisation de la rue nationale. A des années lumières, vous en conviendrez, des projets de son prédécesseur, celui-ci s'intègre parfaitement dans la politique mise en place par l'équipe socialiste élue en 1995, une politique affichée comme privilégiant le quotidien et le bien-être des tourangeaux. On peut noter tout de même quelques beaux projets réalisés lors des deux premiers mandats de J. Germain comme le Nouvel Olympia ou la Médiathèque François Mitterand, qui sont tous les deux de belles réussites architecturales. Mais au final le bilan peut paraitre maigre et souffre de la comparaison.

Cependant, loin de se contenter d'une politique passive, l’équipe municipale élue en 1995 s’est attachée à la reprise du projet de Technopole alors en panne. Jean Germain et son équipe imaginent un nouveau projet à partir de l’embryon technopolitain et créent un quartier mixte mêlant activités économiques, université et logement : le quartier des Deux Lions. Ce quartier, toujours en travaux, a depuis poussé comme un champignon et devrait accueillir à terme quelques 5000 habitants. Mais là encore, Jean Germain a du mal à associer son nom à ce projet vu qu'il fut lancé par la précédente municipalité. Le quartier de Monconseil, au nord de Tours, que la mairie souhaite ériger en exemple d’éco-quartier durable, souffre de la même réputation puisque c’est Jean Royer qui décida de la création de la ZAC de Monconseil en 1985.

L'aménagement du Val de Cher jusqu'à aujourd'hui
Ainsi, l’ombre de Royer planant toujours sur la ville, Jean Germain n’a guère eu d’autre choix que de se forger une image d'un maire gestionnaire s’activant au bien-être de ses concitoyens et les quelques projets ambitieux envisagés, furent pour l’essentiel des reprises d’idées de l’ancienne équipe municipale. Une image de maire modeste que ne manque pas de fustiger l'opposition, stigmatisant le manque d'ambitions pour la ville qui ne serait redevenue qu'une belle endormie.

Le Tramway prétexte à une nouvelle politique ambitieuse ?

Il est difficile pour un maire qui reste longtemps en place de ne pas tomber dans une certaine mégalomanie, une envie de lier son nom à sa ville via un grand projet. Peut-être un peu las de son image de maire timoré, Jean Germain semble rentrer dans cette case et parait vouloir profiter de son troisième (et vraisemblablement dernier) mandat pour lancer enfin une politique urbanistique ambitieuse. 

Vue actuelle de la Place Anatole-France
Pour cela, le projet de tramway sert d’alibi idéal. En effet, la construction de la première ligne de Tramway est pensée par la municipalité comme une opportunité aux travaux d’ampleur. Plus qu’une simple ligne de transports, le projet prévoit une grande rénovation de la ville. La municipalité entend ainsi profiter du projet pour notamment rénover la place Anatole France et le haut de la rue nationale en y implantant un hôtel 5 étoiles en lieu et place des fades bâtiments des années 50. L’objectif affiché est de redonner à cette partie de la ville son lustre d’antan, et recréer une entrée de centre-ville majestueuse. Dans cette optique, on y prévoit aussi l’implantation de la fondation Olivier Debré, futur centre d'art contemporain, qui devrait prendre place d'ici 2014 à la place de l'école des Beaux Arts (qui sera alors délocalisé sur le site de l'imprimerie Mame). 

Projet de tour de la gare d'Alain Gourdon
L’implantation du tramway devrait permettre également une refonte du quartier gare, avec comme principal symbole d’une ambition retrouvée la création d'une tour de grande hauteur (aux alentours de 70m de haut). Un IGH qui ne serait pas le seul à s’élever puisque le quartier des 2 Lions devrait voir naître deux autres tours également. 


La Femme-Loire : un projet visionnaire ?

Maquette de la Femme-Loire
Autre projet marquant qui devrait marquer la fin de l’époque Germain est celui de la Femme-Loire sur le coteau de Marmoutier, projet déjà évoqué sur ce blog et qui suscite de plus en plus la polémique. Et si en définitive l’installation de cette Femme-Loire était le projet qui permettrai à Jean Germain de marquer pour longtemps la ville de son nom ? Un projet qui changerai son image en la transformant en celle d’un maire visionnaire et audacieux qui a osé soutenir un tel projet ?

lundi 13 décembre 2010

Le musée du Gemmail ferme ses portes

MAJ d'un article de septembre 2007 :
La NR nous apprenait il y a peu que le musée du Gemmail de Tours ne rouvrira pas, (voir l'article en ligne). En effet, la convention annuelle passée avec la mairie depuis 1963 n'est pas renouvellée et cette dernière récupère donc l'hôtel Raimbault qui abritait le musée au 1er Janvier prochain. Faute de nombre de visiteurs suffisants, ce musée unique, qui balbutiait depuis plusieurs années, est contraint à la fermeture définitive. Dommage, avec une meilleure communication il aurait pu être mieux mis en valeur, d'autant que l'histoire du Gemmail est intimement lié à la ville de Tours, un prix international du Gemmail fut même remis pendant plusieurs années à Tours. Bref, manque de volonté municipale ? Art dépassé ? Mauvaise gestion et/ou communication ? Quoiqu'il en soit, c'est toujours décevant de voir un lieu culturel fermer, aussi confidentiel soit-il.

L'article de Septembre 2007 :

Connaissez vous le Gemmail ? Cet art né au XXe siècle est un subtile mélange de verres assemblés les uns aux autres. Les plus grands maîtres de la peinture se sont passionnés pour cet Art. A la différence du Vitrail, le Gemmail puise la beauté des verres colorés par un principe de superposition et non uniquement de juxtaposition.

Je vous parle de cet art car Tours abrite le seul musée de France consacré à cet art. Roger Malherbe Navarre, inventeur du Gemmail (avec René Croty) crée en 1963 dans sa ville natale de Tours, le Musée du Gemmail. Ce musée abrité par l'hôtel Raimbault et sa chapelle souterraine du XIIe siècle accueillent en permanence une collection de près de 70 Gemmaux. Il est malheureusement impossible de rendre la beauté d'un Gemmail au travers d'une photo. A noter que Picasso, Cocteau, Rouault, Braque se sont entre autres essayé à cet art.



Façade du musée

Un Gemmail photographié


Chapelle souterraine du musée



Plus d'infos sur www.gemmail.com

mardi 7 décembre 2010

Quelle deuxième vie pour le Bateau Ivre ?

Créé il y a un mois et demi , le collectif "Ohé du Bateau" continue sa campagne de communication autour de son projet de sauvetage du Bateau Ivre. Le projet de ce collectif est d'arriver à reccueillir par une souscription, la somme d'argent nécessaire au rachat de la salle (600 000 euros estimés) afin d'y poursuivre une activité culturelle via une gestion sous forme coopérative.

L'annonce de la création de ce collectif avait levé beaucoup de questions sur le sérieux du projet et sur la forme que celui-ci allait prendre. Les membres de Ohé du Bateau répondent aujourd'hui à ces questions légitimes grâce à leur site internet tout récemment ouvert :  
Souhaitant dorénavant afficher un maximum de transparence, le collectif "Ohé du Bateau" organise même une réunion publique le mercredi 15 décembre de 18h à 20h à la fac des Tanneurs.

J'applaudis donc le volontarisme de ce collectif qui continue d'avancer et qui reçoit de plus en plus de soutiens. Pour autant, on peut à l'heure actuelle rester sceptique sur le réalisme et la viabilité du projet, ce qui semblait être le cas de Gisèle Vallée lors d'une interview sur TV Tours fin novembre (vidéo ci-dessous). Elle annonçait par ailleurs avoir reçu plusieurs autres offres de reprises venant du milieu culturel.


Bref, aujourd'hui nul ne peut prédire ce que vas devenir le Bateau Ivre, mais quoi qu'il se passe, une page se tourne bel et bien avec le départ de Gisèle. Une histoire qui a marqué les tourangeaux et à laquelle le magazine Cultur Z rend hommage dans son émission de Décembre :

mercredi 1 décembre 2010

La cathédrale Saint-Gatien vue du boulevard Heurteloup

Pour continuer la série sur la cathédrale, voici une photo de la Gatienne prise du mail du boulevard Heurteloup à travers la rue Jules Simon. 

Les façades des particuliers se parent ici de leur plus beau tuffeau et se succèdent dans un alignement quasi-parfait, rappelant que nous nous trouvons à cet endroit dans le Tours huppé et bourgeois du XIXe siècle. 

Les précédents articles de la série La cathédrale Saint-Gatien vue de... :
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