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lundi 29 novembre 2010

La fourmi géante prépare le terrain pour la Femme-Loire

Alors que les débats sur l'installation de la Femme-Loire de Michel Audiard en surplomb de l'abbaye de Marmoutier ont redoublé d'intensité ces dernières semaines, le sculpteur semble avoir déjà pris possession des lieux comme nous l'indique Christian dans son blog Drolatique Touraine.

En effet ce dernier, a retrouvé la fourmi géante, une autre oeuvre de l'artiste tourangeau. Celle-ci, après avoir vécue  une vie d'itinérance en se baladant dans toute la Touraine et après avoir été aperçue pour la dernière fois sur l'île Simon l'été dernier, semblerait vivre une paisible retraite, rue Jacques Borgnier [lien google map], à deux pas de l'endroit où se situera la Femme-Loire

Une gardienne de choix face aux pressions actuelles exercées sur ce beau projet audacieux.

samedi 27 novembre 2010

Les maires bâtisseurs : De Jean Royer à Jean Germain [Partie 1]

Derrière ce titre volontairement provocateur, voici le premier des deux billets consacrés aux politiques urbanistes des deux derniers maires de Tours : Jean Royer et Jean Germain qui ont marqué la ville de Tours par la longévité dans leur fonction. A ma droite, Jean Royer qui a régné de 1959 à 1995 sur la ville.  A ma gauche, Jean Germain qui lui a succédé depuis et qui terminera en 2014 son troisième mandat (et vraisemblablement son dernier, selon ses dires). Pour le premier, il a réussi à se forger une image de maire conquérant grâce aux nombreux grands travaux qui se sont déroulés dans la ville sous ses mandatures. On lui prête la réputation d’avoir métamorphosé le visage de Tours, au prix d’un grand endettement. Pour le second, son image est plutôt celle d’un maire débonnaire et gestionnaire, ses opposants fustigeant son manque d’ambition pour la ville. Bref l’image de ces deux hommes est en complète opposition à première vue. Pourtant, en regardant de plus près, on pourrait prêter à Jean Germain la volonté de marquer de son empreinte la ville avant de quitter son fauteuil de maire, tout comme l’avait fait son prédécesseur.

  •  Jean Royer, le maire bâtisseur : 

 Quand Jean Royer remporte les élections municipales de 1959, la ville de Tours n'a toujours pas pansé les plaies de la seconde guerre mondiale. Les travaux de reconstructions ont pris beaucoup de retard et si un nouveau quartier a émergé (le Sanitas), la question des logements reste un problème important. De plus, face à la hausse démographique, Tours est à l'étroit dans ses limites naturelles d'interfluve entre le Cher et la Loire. Ce problème des logements va constituer la priorité du nouveau maire, en quelques années le visage de Tours s'en retrouve bouleversé. 

Île Balzac sur le Cher et quartier des Fontaines en arrière plan
Jean Royer va mener une politique volontariste et conquérante dès les premières années de sa prise de fonction. Le projet le plus emblématique et le plus pharaonique de cette politique d'envergure constitue les travaux sur les rives du Cher. Le projet est impressionnant, on dit qu’il est l’un des plus importants d’Europe à l’époque. Il prévoit une rectification et une canalisation du cours du Cher sur 8 km jusque La Riche (au final la rectification du cours se fera sur 4 km), par endroit celui-ci est détourné de plus de 400m par rapport à son lit d’origine. Cette canalisation permet de créer de nouvelles terres constructibles, pour ériger un nouveau quartier sur la rive Nord : Les Rives du Cher. Ce quartier de grands ensembles se trouvant aux portes de la ville est lancé dans les années 60 et permet la création d'environ 3000 logements. Il est pensé comme une ville avec ses écoles, ses commerces et sa bibliothèque. Un quartier longiligne qui s’étend de Rochepinard jusqu’au rond point Saint-Sauveur avec pour centre les deux tours encadrant l’avenue Grammont, voulues comme nouvelles portes d’entrée de la ville. La naissance du quartier est accompagnée de la création du lac de la Bergeonnerie ainsi que de la création artificielle de l’île Balzac. La rive Nord bien entamée, un autre quartier sort de terre également sur la rive sud : Les Fontaines qui s'érigent à partir de 1970 avec quelques 2000 logements et  qui sont pensées sur le même modèle que le quartier précédent.

Jean Royer fait également sortir Tours de son cadre naturel avec au sud l'acquisition du parc de Grandmont et de terrains le long du Cher ayant permis notamment la création des deux quartiers cités ci dessus. Au Nord, la ville s'étend aussi grâce à la fusion avec ses voisines de Sainte Radegonde et Saint Symphorien. Ces deux fusions opérées en 1964, permettent de doubler quasiment la surface de la ville en prenant accès sur le plateau Nord de la Loire et d'obtenir de nombreux terrains constructibles dont la ville manquait. Pour favoriser la construction de logements, le maire lance ses "Pavillons Royer". Ces habitations peu onéreuses avaient pour but de faciliter l'accession à la propriété : la ville fournissait le terrain et le gros oeuvre du bâtiment pour un prix peu élevé, et les acheteurs terminaient eux mêmes l'aménagement intérieur. Tours Nord se développe alors rapidement, le quartier de l’Europe nait, la zone commerciale également. Nous sommes en pleines 30 Glorieuses et rien ne semble arrêter le développement de la ville qui passe de 90 000 habitants environ en 1959 à 140 000 en 1975.

Les nouvelles Halles de Tours
Jean Royer agit également sur le centre de la ville. Le Vieux-Tours, alors vaste zone insalubre va connaitre un coup de jeune avec une rénovation complète pour devenir l'un des premiers secteurs sauvegardés de France. Pour aider cette renaissance du quartier,  on érige l'université au centre de la ville, décision qui contribue à la dynamisation de la vieille ville. Dans le Vieux-Tours également, les années 70 voient la destruction des vieilles halles et la délocalisation du marché de gros vers la nouvelle zone de Rochepinard avec à la place des  nouvelles halles dédiées aux petits commerces. Enfin, la question de logements en centre-ville est également au centre des préoccupations de la mairie qui développe par un programme de logements sociaux au champ de Mars sur les emplacements de l’ancienne caserne Lassalle.

Jean Royer souhaitant faire de Tours une ville moderne dotée de services fait naitre également le quartier administratif Champ Girault en bordure de la gare, regroupant tous les services publics. Dans sa volonté de modernité, Jean Royer s’active aussi au niveau des transports. Il agit notamment en faveur du passage de l’A10 au cœur de l’agglomération, sur l’emplacement de l’ancien canal. Il profite des travaux de rectification du Cher pour conduire les travaux pour l’autoroute. Cette décision, certainement la plus grande erreur d’aménagement du territoire tourangeau, est encore fortement critiquée aujourd’hui et constitue une cicatrice dans l’agglomération.
Bâtiments administratifs Champ-Girault





échangeur de l'A10 à Tours-centre
  









  •    Les couacs de la fin de règne :

La fin du règne de "Jean Ier le bâtisseur" est quelque peu en deçà. Pour transformer sa ville, Jean Royer avait bénéficié de plusieurs circonstances majeures : La conjoncture économique étant très favorable, Royer a pu profiter de la croissance des 30 glorieuses pour lancer ses grands travaux grâce notamment à l'aide de l'Etat , encore providence, qui fut déterminante. Enfin, les besoins de la ville avaient justifié cette politique empirique. Mais à partir de la fin des années 70, Jean Royer doit revoir ses ambitions à la baisse. 

Un des signes forts des difficultés municipales pour mener à bien ses nouveaux projets est l’échec de la requalification de l’usine à gaz du quartier Tonnellé. Pensé comme un futur centre d’art contemporain (on parlera de Beaubourg tourangeau), le projet met plusieurs années a être finalisé avant d’être abandonné face au  refus de l’Etat de le financer. Les temps ont changé et en une dizaine d'années, les possibilités de financements des grands projets sont devenues moins évidentes pour cette municipalité qui se veut pourtant toujours aussi ambitieuse.

Au sud de la ville, les bords de Cher furent une nouvelle fois sous les feux de l’actualité. Jean Royer imagina un projet de technopôle sur la rive sud du Cher accompagné par un quartier d’habitations dans la plaine de la Gloriette. La première partie de ce projet, la création du quartier technopolitain fut lancé dans les années 80 avec le remblaiement de la zone alors inondable (jusqu'à plus de 5m d'élévation des terres) et la construction des premiers bâtiments ouverts au début des années 90 (fac de droit, école polytechnique). En complément, Jean Royer prévoit donc un quartier d’habitations dans la plaine de la Gloriette avec comme emblème la construction de deux tours signées Jean Nouvel. Mais depuis la fin des années 1980, des voix commencent à s’élever pour critiquer l’aménagement du technopôle en zone inondable. Conséquence du changement de mentalités face aux questions environnementales, en 1994, le préfet en refusant le Schéma Directeur de l’Agglomération Tourangelle, enterre définitivement l’urbanisation de la Gloriette. Un échec majeur pour Jean Royer qui subit dans le même temps l’enlisement du projet de technopôle, les promoteurs n’étant plus attirés par ce type de quartier. Le projet était arrivé à contre temps sur le marché. 

L'aménagement du Val de Cher jusqu'à aujourd'hui


Le Vinci
Malgré ces difficultés Jean Royer réussit tout de même un dernier grand projet, celui de faire construire le  centre international des Congrès Vinci face à la gare. Mais le bâtiment inauguré en 1992, construit par Jean Nouvel, va subir beaucoup de critiques à cause de son coût qui est jugé prohibitif par beaucoup de tourangeaux. 

Jean Royer vit ainsi un dernier mandat plus mouvementé, les critiques ne lui étant plus épargnés. Les grands travaux qui ont constitué sa force jusqu’au début des années 80 (les affiches de campagnes le montrait sur un bulldozer ou avec une maquette…) vont le conduire à sa perte. Face au retournement de la conjoncture économique et l’endettement pharaonique de la ville, Jean Royer s’attire de plus en plus d’opposants. Les tourangeaux ne souhaitent plus cautionner la politique de grands travaux du maire, en 1995 il est battu lors d’une triangulaire face à Jean Germain et son ancien adjoint Michel Trochu. Sa politique  conquérante que certains n'hésitaient pas à fustiger comme de la mégalomanie aura finalement eu raison de lui. Il laisse derrière lui l'image d'un maire au double visage, celui d'un bâtisseur ayant métamorphosé et modernisé Tours, mais également celui d'un homme autoritaire faisant fi des oppositions, un homme aux décisions contestables ayant profondément endetté sa ville.

mardi 23 novembre 2010

Les anciens octrois de Tours

Pour répondre à la question de Dadavidov concernant le nombre d'octrois qu'il y avait à Tours, j'ai décidé de faire ce petit billet qui sera plus clair et plus détaillé qu'un simple commentaire.

L'octroi était une taxe perçue par les municipalités sur les marchandises rentrant dans leur commune. Cette taxe était prélevée aux barrières d'entrée du territoire communal. Ces barrières étaient agrémentées de pavillons d'octroi comme on peut le voir pour Tours sur les cartes postales anciennes ci-dessous :

Barrière Sainte-Anne

Barrière de Rochepinard

Barrière de Grammont

Barrière du pont Napoléon

A ma connaissance, la ville de Tours a possédé 15 bureaux d'octroi au XIXe siècle. J'ai recensé sur la carte suivante ces octrois avec des numéros (Agrandissez la carte) :





  • 3/ Barrière de Vouvray (quai Paul Bert) 


  • 5/ Barrière du Canal (ancienne gare du canal, actuel rond-point des Français Libres)

  • 6/ Barrière du pont du Milieu (du côté de Saint-Pierre des Corps)

  • 7/ Barrière de Rochepinard (boulevard Wagner)

  • 8/ Barrière de Grammont (carrefour de Verdun)

  • 9/ Barrière Saint-Sauveur (actuel rond point Saint-Sauveur)

  • 10/ Barrière de La Riche (rue Saint-François ? )

  • 11/ Barrière Saint-Eloi (place du même nom) : fermé lors de l'agrandissement de la ville en 1846

  • 12/ Barrière Sainte-Anne (place Louis Desmoulins)

  • 13/ Barrière de Saint-Cyr (quai du Pont Neuf)

  • 14/ Barrière des portes de fer (place Jean-Jaurès), octroi déplacé à la barrière de Grammont après l'annexion de la commune de Saint-Etienne-Extra en 1846

  • 15/ Octroi de la gare ferroviaire (un bureau se trouvait dans la gare)

samedi 20 novembre 2010

L'association de riverains du Vieux-Tours ou le bureau des pleurs

Ma Place Plumereau
Les articles de Johan Guillermin sur la réunion de l'Association des habitants du quartier Plumereau-Victoire-Résistance (APVR), association des riverains du Vieux-Tours luttant notamment contre les nuisances sonores, me fournit l'occasion de réagir sur ce sujet que je voulais aborder depuis quelques temps :


Le Vieux Tours : une vitrine pour la ville 

Tout d'abord, le Vieux Tours, c'est un peu l'image d'Epinal de la ville de Tours. C'est le lieu de passage incontournable pour les touristes, le rendez-vous des étudiants pour les soirées ou pour boire un café l'après-midi, l'endroit où les tourangeaux se retrouvent pour discuter autour d'un verre... De jour comme de nuit ses troquets sont souvent pris d'assaut et lors des beaux jours les places en terrasse valent chères.

Quartier restauré dans les années 60 sous l'impulsion de Jean Royer, le Vieux Tours est souvent pointé en exemple dans la sauvegarde du patrimoine. Quartier piéton également depuis 1985, l'ensemble autour de la place Plumereau est devenu depuis le centre touristique et festif de la ville, ce que le géographe Michel Lussault a appelé "le centre ludique" de la ville. Les nombreux bars, restaurants et commerces implantés bénéficient tout au long de l'année de la présence de l'université de Lettres et Sciences Humaines à ses côtés. Cette décision du maire d'alors, Jean Royer a permis depuis, de dynamiser le quartier au point qu'il est aujourd'hui un symbole fort si ce n'est le symbole de la ville à l'extérieur.

Attirant énormément de monde y compris en soirée, la vie qu'il procure crée des contestations de la part des riverains qui se sont dressés en association depuis une vingtaine d'années : l'APVR. Forte d'une centaine de membres, cette association est devenue puissante, faisant des nuisances sonores son cheval de bataille. Tellement influente, que les patrons des bars pointent aujourd'hui leur mécontentement face à certaines mesures drastiques qu'ils leur sont imposées. Un exemple flagrant est la baisse du nombre de concerts organisés dans les bars du quartier ces dernières années à cause de multiples plaintes des riverains.

A première vue on pourrait comprendre ces riverains excédés par le tapage nocturne que peut générer ce type de quartier (la fermeture des bars se tient à 2h du matin), mais plusieurs détails me choquent dans leur bataille : 

Tout d'abord, un argument simple consiste à dire que si on recherche du calme on ne vient pas habiter en centre-ville encore moins dans le quartier touristique et festif de la ville. Comme me le rétorquait Johan Guillermin sur Twitter, certains sont là depuis 50 ans. Soit, je peux comprendre l'agacement de certains résidents qui sont là depuis plusieurs décennies et qui ont vu s'installer une vie nocturne dérangeant leur tranquillité.

En revanche, beaucoup des membres de cette association, se trouvent être des propriétaires qui pestent car les nuisances nocturnes sont surtout un facteur qui fait qu'ils ne peuvent louer leurs logements aussi chers qu'ils le voudraient. Pourtant , comme tout quartier en position centrale le prix des loyers est déjà élevé. Quand on sait que ce quartier est notamment prisé des étudiants sans gros moyens financiers, la plainte de ces propriétaires peut faire doucement sourire, d'autant que ces étudiants aiment généralement cette vie nocturne. De plus, la restauration du Vieux-Tours qui était un ensemble de logements insalubres il y a quelques décennies et l'installation de cette vie ludique a permis une envolée des prix. Sur le long terme il n'y a aucun doute possible, les logements du Vieux-Tours ont pris une plus-value. Les arguments ne tiennent pas la route, déjà en 1985, les propriétaires dénonçaient une baisse du taux d'occupation des logements, pourtant aujourd'hui le quartier ne s'est pas vidé, et la baisse des prix des logements ces dernières années peut surement s'expliquer par d'autres raisons comme la santé du marché immobilier en général.

Not In My Back Yard

Mais ce qui me dérange le plus dans ce genre de contestations c'est l'égoïsme qui se cache derrière. Ces associations sont souvent adeptes du "On veut bien de ce genre de choses mais pas chez nous", syndrome que les sociologues appellent le syndrome NIMBY (de l’anglais Not In My Back Yard). En effet la grande majorité de ces contestataires souhaitent le départ des activités créant des nuisances dans leur environnement proche pour en faire un quartier résidentiel alors qu'ils tolèreraient ces mêmes activités ailleurs, pour en profiter. Ainsi une de leur proposition revient à développer les activités nocturnes sur le quartier Jean-Jaurès. .. En gros, on veut les avantages, on est fier de montrer le coin sympathique aux proches de passage en Touraine mais on en refuse les inconvénients.

Cette histoire me rappelle un peu l'histoire de la halte de jour pour les sans abris dans le quartier Velpeau où j'habite. Les riverains se plaignent des nuisances, gueulent contre les désagréments tout en demandant sa fermeture ou son déplacement dans un autre quartier. Pourtant à écouter ces mêmes personnes, elles trouvent toutes que c'est bien que ce genre de structures existent. Là encore "on trouve ça bien mais pas chez nous". Aux autres les emmerdes, une conception un peu égoïste non ?

Bref, pour revenir à l'APVR, je peux concevoir que la vie nocturne autour de la place Plum' puisse être dérangeante, que les clients des bars un peu éméchés puissent faire du bruit en sortant des bars et que ces nuisances ont été renforcés depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics... mais de là à parler de zone de non-droit comme on peut le lire dans l'article de la NR il y a un fossé. D'autant que l'on ne peut pas dire non plus que la municipalité ne fait rien pour limiter les nuisances, les policiers tournent fréquemment dans le quartier, certains soirs leur présence est même impressionnante. 

Peu de villes peuvent se vanter d'avoir un centre-ville aussi vivant tout au long de l'année. La renommée de la place plum' est une chance et les retombées économiques et en terme d'image sont bénéfiques pour la ville. Rien n'est plus moche qu'une ville morte, le Vieux-Tours bouge et c'est tant mieux, pour l'intérêt général. L'ambiance n'y est pas aseptisée mais pour combien de temps encore ?

En conclusion je vous renvoie vers l'étude sur le Vieux Tours et les riverains de Patrice Melé (étude de 2004) : Habitants mobilisés et devenir d'un espace patrimonial ?

lundi 15 novembre 2010

La cathédrale Saint-Gatien vue du quartier Velpeau

On continue notre petit tour des différentes vues de la cathédrale Saint-Gatien, avec cette fois une photo prise des toits du quartier Velpeau. Entre les cheminées et les antennes pas encore disparues du paysage, la Gatienne s'élève sous un ciel rosé de fin de journée de novembre. Une antenne parait même mesurer la hauteur des tours de la cathédrale.


Les précédents articles de la série La cathédrale Saint-Gatien vue de...

samedi 13 novembre 2010

Illuminations de fin d'année : le jardin de la préfecture va rouvrir

Les illuminations qui avaient été mises en place lors des journées nationales de la lumière en septembre dernier sont toujours présentes. A l'exception de celles de l'Hôtel de ville qui n'avaient été prévues que le temps d'un week-end (finalement prolongé à une semaine),  elles le resteront jusqu'à la fin de l'année. 

J'aime beaucoup cette mise en lumière qui change le visage des lieux. Dommage cependant que certains aient décidé de vandaliser celles qui se tenaient dans le jardin de la préfecture. Celui ci est du coup fermé depuis plusieurs semaines. Il devrait rouvrir le 20 Novembre prochain le temps d'effectuer les réparations nécessaires. En espérant cette fois, que quelques crétins ne viennent pas tout saccager.






jeudi 11 novembre 2010

Continuons de soutenir les 4 prévenu-e-s de Tours.

Un article paru sur Médiapart hier nous rappelle que le combat pour la relaxe des 4 prévenus de Tours n'est pas fini. Accusés par Brice Hortefeux en personne de "diffamation publique contre une administration publique", les quatre membres de Soif d'Utopie et de RESF (Réseau Éducation Sans Frontières) ont vu leur procès être reporté au 03 décembre prochain et sont donc toujours sous le coup d'une condamnation.

Si vous n'avez pas suivi l'affaire je vous la résume rapidement :

En février dernier, des membres de RESF (Réseau Éducation Sans Frontières) sont alertés par des employés de l'education nationale sur le fait que la préfecture d'Indre et Loire interviendrait auprès de directeurs d'établissements scolaires pour que ceux ci lui fournissent les fichiers Base élèves contenant les noms, adresses et nationalités de ces derniers.

RESF et le collectif Soif d'utopie décident alors d'écrire un communiqué dans lequel ils s'inquiètent de l'usage de ces fichiers par les services préfectoraux.

Voici le communiqué en question :
LES BALEINIERS !

Ces chasseurs de mammifères marins, pour arriver à leurs fins, s’en prenaient parfois aux baleineaux pour attirer à eux ’’les parents baleines’’.
Cette technique de chasse aux enfants a eu son heure de ’’gloire’’ pendant une des périodes les plus sombres de notre histoire contemporaine. Les nervis de Vichy ont en effet utilisé les enfants pour pouvoir aider à la déportation de ces derniers et de leurs parents. Il semblerait que certains fonctionnaires préfectoraux, particulièrement zélés, s’inspirent de nouveau de la chasse à la baleine. Actuellement, les fichiers, comprenant la liste des élèves et leur adresse (par exemple Base élèves), sont constitués dans chaque établissement.

Certains fonctionnaires préfectoraux interviennent auprès des directeurs d’établissement pour que ceux-ci leur transmettent la nationalité des parents. C’est illégal ! Il y a de réels soupçons en Guyane, en Ile et Vilaine et en Indre et Loire.

Nous nous inquiétions, dans le contexte xénophobe actuel, de l’usage des dits fichiers. Ne vont-ils pas servir, à travers les enfants, de moyen d’arrêter, de placer en rétention, d’expulser des familles sous prétexte qu’elles n’auraient pas de papiers ? Nous ne pouvons accepter cette chasse à l’homme, cette instrumentalisation des enfants et de leurs enseignants. Aucun être humain ne doit devenir un gibier pour l’Etat


Nous appelons les enseignants, les directeurs d’établissements scolaires, les parents d’élèves et tous ceux qui refusent la traque des êtres humains à se mobiliser

* de ne répondre à aucune demande de cet ordre de la part des préfectures
* à manifester leur solidarité devant les établissements scolaires
* à exprimer auprès des préfectures leur opposition à l’emploi de ces méthodes de sinistre mémoire

Nous organisons une conférence de presse le JEUDI 18 FEVRIER 2010 A 14 H DANS LES LOCAUX DE L’ASSOCIATION CHRETIENS-MIGRANTS 4 allée de Luynes 37000 Tours.

Collectif SOIF D’UTOPIES 06 31 56 17 56 soifdutopies@yahoo.fr
RESF 37 

Dans celui ci, ils rappellent que la technique de se servir des petits pour attirer les adultes est une méthode utilisée par les chasseurs de baleines. Une technique qui a également été utilisée sous le régime de Vichy. 

C'est sur la base de cette référence que le ministre Hortefeux appuie sa plainte. Plainte qui soulignons le, est  de plus adressée directement aux individus ayant rédigé le communiqué et non aux associations en question. De quoi soulever de nombreuses questions sur la liberté d'expression et la pression exercée sur les militants d'associations en France.

Le premier procès prévu en septembre a été reporté le 03 décembre prochain. Dommage pour les 4 de Tours, car en pleine polémique nationale et internationale sur la politique française à l'égard des Roms ( Avec une politique du gouvernement comparée à plusieurs reprises à celle de Vichy par la presse internationale ou par des députés de l'opposition... ) les chances de relaxe étaient grandes.

Pour soutenir les 4 de Tours cliquez sur le  logo ci-dessous et signez la pétition :


Pour plus d'informations sur le sujet je vous invite à rejoindre le site de soutien : baleiniers.org

mardi 9 novembre 2010

Tour Charlemagne : Le passage du pélerin inauguré demain

Comme vous le voyez sur la photo, les travaux concernant la création d'un passage le long de la tour Charlemagne sont terminés. 

Ce passage nommé le passage du pélerin, en rappel de l'importance qu'avaient autrefois les pèlerinages de Saint-Martin en Europe, sera inauguré demain à l'occasion du lancement de la foire Saint-Martin. 

Ce nouvel accès permet d'aller entre la rue des Halles et la place de Châteauneuf. Son ouverture constitue la première étape de la mise en valeur de la tour Charlemagne, vestige de l'ancienne collégiale Saint-Martin. 

La deuxième étape de cette mise en valeur devrait suivre rapidement avec l'aménagement d'un accès permettant un passage directement sous la tour.

samedi 6 novembre 2010

Manifestation du 06 novembre 2010 à Tours

8000 personnes ont manifesté cet après-midi dans les rues de Tours selon la CGT. Cette 8e manifestation depuis la rentrée a encore vu un cortège massif vu les circonstances. Malgré tout ce qui a pu se dire dans les médias le mouvement contre la loi sur les retraites n'est pas éteint ce que nous le rappelait Gaël il y a peu

D'ailleurs, en fin d'après midi était prévue à Tours une assemblée interprofessionnelle sur les suites à donner au mouvement.

Cette fois ci, par contre je n'ai pas de diaporama photos à vous montrer, seulement la photo ci dessus prise avec mon téléphone. Mais vous pouvez toujours vous consoler avec les diaporamas des 7 premières manifestations. 
 

vendredi 5 novembre 2010

La cathédrale Saint-Gatien vue de l'avenue Georges Pompidou

Cette photo prise au niveau du château d'eau sur l'avenue Georges Pompidou montre la balafre urbaine que constitue l'A10 qui coupe l'agglomération tourangelle en deux. Témoin d'un urbanisme du passé et dépassé, l'autoroute en question passe à cet endroit à moins de 1500 mètres de la cathédrale Saint-Gatien. Celle-ci semble pourtant bien loin pour les habitants de l'Est de l'agglomération pour qui l'A10 constitue une véritable frontière urbaine.

Les précédents articles de la série La cathédrale Saint-Gatien vue de...

mercredi 3 novembre 2010

Quartier Velpeau : Attention cyclistes à contresens !

Au mois d'août, la poussée "champignonesque" de petits vélos au sol dans plusieurs rues du quartier Velpeau m'avait interloqué. Je m'étais demandé si cela venait d'une démarche citoyenne pour promouvoir la place du vélo en ville ou le prélude d'une décision municipale de développement des voies cyclables. 

Nouveau panneau et marquage provisoire
au sol à l'intersection de la rue Deslandes
et de la rue du docteur Fournier
Après plusieurs mois d'attente sans que rien ne bouge, j'ai eu ma réponse aujourd'hui. Ces petits vélos au sol sont bel et bien les marques de futurs axes cyclables dans le quartier. Les agents municipaux ont commencé à installer les panneaux signalant ces nouveautés et d'ici peu les marques définitives au sol devraient apparaître. Ces nouvelles voies cyclables concernent les rues en zone 30 du quartier, celles-ci à sens unique pour les voitures, seront dorénavant ouvertes dans les deux sens pour les cyclistes comme le veut le décret du 31 juillet 2008 du code de la rue. Cette volonté visant à promouvoir le partage de la route est à saluer donc, cependant un peu de communication municipale autour ne ferait pas de mal si on ne veut pas qu'au début certains automobilistes se fassent surprendre par un cycliste à contresens.

Pour savoir quelles rues vont être en voies mixtes je vous mets la carte des pistes cyclables de Tours que Dadavidov a gentiment voulu partager. Les nouvelles voies mixtes dans le quartier La Fuye-Velpeau que j'évoque sont celles en jaune près de la place Velpeau : 

Cliquez sur la carte pour l'agrandir


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