Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Sur Facebook

Sur Twitter

Sur Flickr

Abonnés

De mes p'tites mains

De mes p'tites mains
Blog création à découvrir

Ils en parlent

mardi 30 mars 2010

L'usine à gaz de Tours

Petit retour sur le patrimoine industriel de la ville avec l'histoire originale de l'ancienne usine GDF de Tours. Envisagée dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, cette usine à gaz fut implantée quartier Tonnellé en remplacement d'une précédente datant de 1931.

Le bâtiment, construit par Maurice Veillon, se révèle en lui même particulier, d'une hauteur de 45m au point maximal, son architecture à base de béton n'était pas sans rappeler l'influence de Le Corbusier, M. Veillon le voulant comme un repère dans la ville en ces temps d'après guerre synonymes de croissance industrielle, où Tours, comme beaucoup de villes françaises, se reconstruit pour se dessiner un nouveau visage.

Localisation de l'usine, flèche verte sur la carte :


Agrandir le plan

Ouverte en 1953, l'usine impressionnante par son style, ne fonctionnera qu'une dizaine d'années. En effet avec la découverte du gisement gazier de Lacq (en 1964), la France abandonne progressivement ses usines de fabrication de gaz au profit du gaz naturel découvert, celle de Tours doit arrêter sa production et fermer ainsi ses portes en 1969.

Dès lors, les idées vont se succéder pour donner une suite à ce bâtiment (aux allures de Rockefeller Center dit-on à l'époque). Dès 1969, le directeur de l'atelier d'urbanisme de Tours propose de requalifier les lieux pour en faire un musée d'art, on évoque également une maison des associations, des salles de sport... Mais ce n'est qu'au début des années 80, qu'un projet concret va naitre, la mairie envisageant d'en faire un centre d'art et de technique ainsi qu'un musée d'art contemporain, une sorte de "Beaubourg tourangeau" comme on peut le lire à l'époque dans la Nouvelle République. On imagine même la possibilité de se servir des rails existants dans l'enceinte de l'usine pour acheminer directement les voyageurs par train de Paris ou d'ailleurs.

Nous sommes en 1982 et le projet a alors les faveurs du ministère de la culture par l'intermédiaire de son ministre Jack Lang qui inscrit le projet tourangeau dans son programme de développement de la création artistique.

Mais malheureusement, les travaux qu'on imaginait commencer dès 1983 ne virent jamais le jour. Après quelques années de balbutiement, le projet au coût trop important pour la ville et faute de financement important de l'État, tomba à l'eau. Le conseil municipal décide finalement en 1988 la destruction des lieux. Le couperet tombe le 7 février 1989, l'usine est démolie par explosifs et avec elle les projets de centre d'art. Coïncidence ou pas, quelques semaines plus tard, Jean Royer, le maire bâtisseur de la ville, en fonction depuis 1959, l'homme des grands projets urbains, est ré-élu pour la dernière fois à la tête de la ville, l'année donc où son dernier grand projet s'envola, la fin d'une époque sans aucun doute.

MAJ : ajout de la localisation de l'usine, suite à la demande de dadavidov.

4 commentaires

dadavidov 21:18:00

Un petit lien google map pour les non-tourangeaux comme moi serait un plus ;)

Matfanus 23:16:00

c'est fait Monsieur le corpopétrussien.

jean 19:46:00

ancien chef d'usine a gaz je deplore la destruction des anciens sites un sugerien

Matfanus 16:48:00

Merci de votre commentaire.

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Stats