Hier avaient lieu en France de nombreuses manifestations contre la réforme des retraites mais aussi plus généralement contre la politique gouvernementale, contre la perte du pouvoir d'achat... Les âmes bien pensantes crient une nouvelle fois a de l'égoïsme, crient leur incompréhension face à ces fainéants qui ne pensent qu'à manifester. En regardant simplement les choses, on se rend compte pourtant que ces manifestations ne sont pas le fruit que de vilains gauchistes jamais contents et ne voulant pas perdre leurs petits privilèges. Non ces manifestations reflètent l'inquiétude de la population et son ras le bol de toujours devoir faire des efforts pour gagner à peine de quoi vivre en fin de mois, un ras le
bol de cette impression de n'être que des vaches à lait, ras le bol de cette impression que ce sont toujours les mêmes qui doivent faire des efforts, et que quel que soit le gouvernement de gauche ou de droite, le bilan reste le même les salariés ne profitent jamais des richesses créées ou alors si peu...
Cette pensée est résumée en une chanson, celle de Volo et qui s'appelle "Le Medef" :
Les paroles :
Quand je s'rai membre du Medef
J'aurai pour tâche de défendre
Tous ceux qui payent l'ISF
Et la liberté d'entreprendre
Et je me battrai pour qu'on baisse
Significativement les charges
Etant donné ce qu'on encaisse
Pour qu'nos manoeuvres aient plus de marges
Quand je s'rai membre du Medef
Je s'rai le partenaire social
De tous les précaires et des SDF
Car quand on est libéral
On rend le travail plus flexible
Et pour c'qui est de la justice
On promet la main invisible
D'Adam Smith
Mais j'gagne et j'dépense
Un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance
Et je comprends pas pourquoi
Il me reste que d', il me reste rien à la fin du mois
Quand je s'rai membre du Medef
J'aurai pour tâche de foutre en l'air
Tout c'qui rapporte pas bézef
Et qui coûte cher en fonctionnaires
Et j'me battrai contre la crise
Pour relancer l'activité
Je prôn'rai qu'on la délocalise
Partout où on peut l'exploiter
Quand je s'rai membre du Medef
J'dirai qu'le libre-échange peut tout
Pendant qu'j'engrangerai les bénefs
En embauchant à moindre coût
J's'rai pour un état régalien
Armé des lois de la police
Qui s'tiennent main dans la main
D'Adam Smith
Mais j'gagne et j'dépense
Un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance
Et je comprends pas pourquoi
Il me reste que d', il me reste rien à la fin du mois
Il disent que l'droit du travail
N'est pas favorable à l'emploi
Parce qu'il est trop contraignant
Et contre-productif
Ils disent que l'salarié
Devrait n'devoir compter qu'sur soi
Parce qu'il n'peut pas y avoir
De projet collectif
Ils socialisent les coûts
Et privatisent les bénéfices
Les bien publics ne valent le coup
Qu'à condition qu'ils s'enrichissent
Alors je m'dis qu'j'dois pas être le seul en lice
A vouloir mettre ma main dans la gueule
D'Adam Smith
Mais j'gagne et j'dépense
Un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance
Et je comprends pas pourquoi
Il me reste que d', il me reste rien à la fin du mois